La chou-Ânerie:
Il est 20 heures 40 ce jour-là et Patrick Poivre d'Arvor remercie tous les téléspectateurs d'Antenne 2 pour avoir suivi son journal. Avant que la publicité ne le coupe, il rappelle les grands titres:
-Plusieurs chaînes de télévisions européennes ont décidé de boycotter les Jeux Olympiques qui commencent dans deux jours à Moscou.
-Ronald Reagan et Geoges Bush père, c'est le ticket républicain pour les élections américaines.
-Après les chemins de fer, madame Tatcher veut privatiser la Poste en Grande-Bretagne.
-L'étape du Tour de France a été remportée par l'irlandais Kelly à Saint-Étienne mais on commence à parler de dopages dans le cyclisme.
-La presse écrite est confiante en l'avenir malgré le début de la télématique. De plus, 15 millions de Français ont le téléphone et la campagne est l'endroit privilégié pour les vacanciers qui peuvent se détendre et manger du lapin aux choux. En ce jour d'été, la France est coupée en deux: le temps est nuageux dans le Nord et le Soleil brille comme d'habitude dans le Sud. Au Loto, il fallait jouer le 2-4-7-17-28-42 et le numéro complémentaire: le 1. Tandis qu'aux « Grands chevaux », il fallait miser dans l'ordre: 8-12-9-15.
Une heure après la fin de ce journal, l'auteur est né. Le docteur est obligé de lui donner une gifle pour rassurer ses parents qu'il sera bien parmi eux pendant au moins les 18 années prochaines.
Vivant dans un petit patelin à la campagne, il découvre alors les joies de la nature: l'odeur du foin, la confiture de mûres, les poules et les chèvres qui entrent par la porte de la maison sans frapper, s'amuse comme il peut avec ses deux frangines pendant que son grand frère aide leur père à traire les vaches...
Bien sûr, il va à l'école et fait ses devoirs mais il préfère jouer au clown et rêver à des héros comme Zorro et se dit que plus tard, quand il sera grand, il sauvera lui-aussi le Monde.
A 9 ans, il tombe amoureux pour la première fois mais elle ne s'intéresse pas à lui. Ce qu'elle veut, c'est devenir chanteuse et commencer sa carrière à l'école des Fans car la Star Académie n'existe pas encore. Son père lui dira alors... qu'il s'est fait piquer par une guêpe: <<Tu en verras d'autres, mon gars!>>
Et puis, il grandit et c'est la crise de l'adolescence, tant redoutée de tous les parents. Il devient insupportable, n'en fait qu'à sa tête, porte un blouson en cuir noire pour être plus viril et une « calculatrice sur la tête ».
Il s'intéresse de plus en plus aux livres: Boule et Bill, Pagnol, Maupassant... Et puis, c'est la révélation! Après avoir lu le journal d'Anne Frank, il commence lui-aussi à écrire son journal intime, qui ne le sera pas puisque ses frangines le lisaient en cachette. Comment il le sait? Il a lu leur journal intime derrière leur dos mais ceci est un secret.
Il écrit des textes: poèmes, chansons... qui, il l'avoue lui-même, manquent de travail mais il dira pour se justifier qu'il aime les textes écrits sur le vif. Après avoir obtenu son BEP vente, il décide d'entrer dans la vie active pour premièrement passer son permis de conduire et deuxièmement, parce que sa tirelire est presque vide et qu'il n'a même pas de quoi se payer un vélo.
Il travaille comme plongeur pendant que « Madame promène son chien » puis remplit le rayon « EAU » pour toucher plus de liquides.
Après la fin de son contrat, il prend le nouveau vélo qu'il a acheté quelques jours avant et part pendant deux mois découvrir la France: La Rochelle, Toulouse, Marseille, Lyon... De cette « échappée belle » il peut dire aujourd'hui qu'avec « un peu de chance et de volonté, la vie fait le reste! »
Deux ans plus tard, alors que nous sommes le 5 Juin 2008 et qu'il est 9 heures 40, l'auteur se réveille, boit un café et se prépare pour son rendez-vous: démarrer une autre histoire, prendre un nouveau départ...mais ça c'est une autre histoire!
C'est l'histoire du rêve d'un homme sur une route...
De Vines (sur un âne):<<-C'est la fin! Tu ne m'échapperas pas Fandemas! Allez, avance bougre d'âne!
L'âne:-Hi han! (Traduction: comment veux-tu que j'avance si tu ne me mets pas d'essence? Euh, je veux dire: si tu ne me payes pas de vacances? Euh, je veux dire: si tu ne m'offres pas une bonne pitance?)
Fandemas avec son costume "en rouge et noir", sur son vélo, perd brusquement des louis d'or sur la route, tombant de son sac à dos.
De Vines:-Tu m'entends?
L'âne:-Hi han! (Traduction: bien entendu! Je ne suis pas un ours! Si j'ai des longues oreilles, ce n'est pas pour récolter le miel!)
De Vines:-Mais non, pas toi! Tu m'entends Fandemas? Je t'aurais! Je t'aurais!>>
...
Quelque part dans le bureau d'un commissariat:
La secrétaire:<<-Monsieur l'ins, euh, monsieur le directeur, réveillez-vous!
De Vines:-Ha!!! crie-t-il surpris. Vous auriez pu frapper avant d'entrer!
La secrétaire (belle comme "le Démon de Midi" et toujours prête à accepter la "promotion canapé"; bref, la secrétaire que tous les chefs d'entreprises rêveraient de "posséder"!):-J'ai frappé mais apparemment, vous étiez en train de dormir!
De Vines:-Admettons! Pourquoi alors m'avez-vous réveillé? Pour une bonne nouvelle, j'espère!
La secrétaire:-Il est arrivé, monsieur l'ins, euh, monsieur le directeur!
De Vines:-Ha, ça pour une nouvelle!
La secrétaire:-C'est une bonne nouvelle, je sais! Voulez-vous que j'arrose avant votre petite plante, monsieur l'ins, euh, monsieur le directeur? demande-t-elle en regardant... la petite plante en manque d'eau, posée sur son bureau.
De Vines:-Où vous croyez-vous? A la Poste? Faîtes-le entrer! Et que ça saute!>>
Telle une brebis, la secrétaire obéit.
De Vines:<<-Vous voilà! C'est un immense plaisir pour moi de vous rencontrer! J'ai lu tous vos livres!
L'auteur:-Euh, enchanté moi-aussi! Je m'excuse mais je n'ai écris qu'un seul livre, un journal plus exactement sur mon tour de la France à vélo.
De Vines:-Oui euh, et bien justement, nous allons arranger ça, mon vieux! Je peux vous appeler mon vieux? Je suis sûr que nous allons, vous et moi, former une très bonne équipe. Vous n'êtes pas sans savoir que nous sommes une grande, enfin, une très très grande maison d'édition.
L'auteur:-Je suis étonné car je n'ai pas vu votre enseigne en entrant.
De Vines:-Euh, c'est que nous sommes en travaux! Et oui mon vieux, dit-il en lui tapant l'épaule, il arrive un moment où une entreprise comme la nôtre doit penser un jour ou l'autre à s'agrandir. C'est dû à l'expansion économique! Enfin, je vous passe les détails! De quoi parlions-nous déjà? Ha oui, si je vous ai fait venir, c'est que votre exploit sportif nous intéresse.
L'auteur:- Mon tour de la France, un exploit sportif? Vous allez me faire rougir et non pas: exploser de rire!
De Vines:-Monsieur est modeste! Ha, vous me plaisez mon vieux! Je crois que nous allons bien nous entendre. En effet, nous publions beaucoup d'ouvrages comme le vôtre.
L'auteur:-Enfin, je suis surpris, mon vieux! Je peux vous appeler mon vieux, moi-aussi?
De Vines:-Bien entendu! D'autant que nous allons faire un long bout de chemin ensemble mais cela ne dépend que de vous!
L'auteur:-Vous me prenez de court car je n'ai jamais eu jusqu'à ce jour un succès fou en amour, euh, je veux dire avec mon livre et je vais même vous filer un tuyau: cela n'a pas été un tube!
De Vines:-Taratata! Écoutez! Aujourd'hui, c'est en dernier recours que j'ai pensé à vous! Oui, à vous!!!
L'auteur:-Avouer quoi?
De Vines:-Comment ça? Non, non! Pas avouer mais à vous!
L'auteur:-Non, je ne vois pas! Je n'ai rien à vous avouer! Je vous l'ai dit: j'ai pris une soupe, euh, une douche froide avec mon livre. Je dois reconnaître aussi que je ne suis pas un "bouillon de cultures" mais au fond, l'important, c'est que je me suis fait plaisir!
De Vines:-J'aime les francs!
L'auteur:-C'est bien dommage pour vous car nous sommes passés à l'euro depuis!
De Vines:-Non, je voulais dire que j'aime les personnes franches comme vous. Écoutez, puisque vous aimez écrire, nous allons arranger ça, mon vieux!
L'auteur:-Attention, vous vous répétez!
De Vines:-Comment?
L'auteur:-Oui, "nous allons arranger ça mon vieux", vous l'avez déjà dit au début.
De Vines:-Vous êtes sûr?
L'auteur:-Tout à fait sûr, my publishur! (mon éditeur)
De vines:-No! Un éditeur: a publisher! Révisez votre anglais, my author! Qu'est ce que je disais déjà?
L'auteur:-Vous étiez rendu à: "nous allons arranger ça, mon vieux"!
De Vines:-Oui, je vous le répète, nous allons arranger ça mon vieux!
L'auteur:-Et comment? Je ne suis pas bête! Je n'ignore pas que seuls les lecteurs font le succès ou non d'un livre.
De Vines:-C'est exact! Certes, je ne vous promets pas un futur best-seller mais comme on dit: qui n'écrit rien, n'écrit rien! Voilà pourquoi j'ai une mission pour vous et je suis convaincu que vous êtes l'homme de la situation! Vous allez prendre des nouvelles vacances!
L'auteur:-Bah dîtes donc, je vous remercie mais je pensais travailler, moi!
De Vines:-Justement! Vous allez reprendre du service! Écoutez plutôt...
De Vines, assis, démarre le microphone, posé sur son bureau et retourne alors son siège:
Voix de De Vines:-"Votre mission, si vous l'acceptez, sera de reprendre votre vélo et de tenir jour après jour un nouveau journal de bord'L comme Liberté. Votre tâche sera, en autre, de nous informer sur les traditions, les fêtes et tout le tralala que vous aurez à vivre lors de votre voyage. Attention! Vous devrez tout nous dire! De A jusqu'à Z et de Z jusqu'à A! Et surtout, n'envisagez pas de nous mentir car grâce à un collier accroché à votre poignet, vous recevrez du courant électrique à chacun de vos mensonges. Vous risquerez alors à l'avenir d'avoir la bougeotte comme qui vous savez ... (L'auteur a soudain le regard sur un petit, petit cadre du Président, accroché sur le mur) ... Je disais ça pour vous faire peur, bien entendu! Le nom de votre mission est: "retour à la case départ" et votre prénom dorénavant est: l'âne Imal.
L'auteur:-L'âne Imal? Et pourquoi pas: le poisson niais, par dessus le marché?
Le message du microphone reprend alors:
-Pourquoi l'âne Imal? me demandez-vous! La réponse est simple: vous nous transmettrez chaque jour votre rapport en signant avec le nom d'un animal différent pour passer inaperçu. Pour être clair comme de l'eau de Roche... sur Yon: c'est surtout pour ne pas avoir de fuites à travers les services plombés et secrets des autres éditions! Ne faites pas cette tête, vous reprendrez votre prénom habituel une fois votre mission terminée! J'espère que ma réponse vous satisfait. La prochaine fois, merci de ne pas interrompre cette bande sonore! Oui, bah de toute façon, j'ai terminé! "Ce n'est qu'un au-revoir mon frère, ce n'est qu'un au-revoir!" chante la voix de De Vines. Ha oui j'oubliais, votre mission commence à la statue de la Liberté: "quand les poules auront des dents!" Je répète: "quand les poules auront des dents!".
L'auteur, enfin l'âne Imal:-Je ne comprends pas, cela veut donc dire: jamais?
-Non, ça veut dire qu'un signal vous sera transmis le moment venu! lui répond le microphone. Mais je pensais vous avoir dit de ne pas interrompre cette bande sonore, mon vieux. Bon, allez, ça va pour cette fois-ci, circulez! Ha oui, j'oubliais: cette bande s'auto-détruira dans...
L'âne Imal, dans un geste héroïque, prend alors le microphone dans les mains et le balance à travers la fenêtre ouverte.
-Cette bande s'auto-détruira dans 5000 ans!" conclut la bande sonore dans la mer.
De Vines:-Ha!!! Que faîtes-vous ici? Vous auriez pu frapper avant d'entrer? demande-t-il après qu'il ait retourné son siège.
La femme de ménage:-J'ai frappé monsieur l'inspecteur mais apparemment, vous dormiez!
De Vines:-Mais enfin, c'est quoi cette manie de penser que je suis toujours en train de dormir quand j'ai le dos tourné?
L'âne Imal:-Inspecteur?
De Vines:-Mais non, elle voulait dire directeur, n'est-ce pas madame? Attention à ce que vous allez dire! lui souffle-t-il dans l'oreille.
La femme (pour faire plus court):-Autant pour moi, je voulais dire: directeur! Je suis confuse, monsieur l'ins, euh, monsieur le directeur!
De Vines:-Vous regardez trop inspecteur Derrick!
La femme:-Non, à cette heure-ci, je regarde mon feuilleton!
L'âne Imal:-Vous aussi, vous regardez « les feux de l'amour »?
La femme:-Alors, on ne se tutoie plus?
De Vines:-Comment? Vous vous connaissez?
L'âne Imal:-Je ne vous mentirais pas, je ne vous trahirais pas, je ne vous décevrais pas car je l'ai juste croisé dans vos couloirs! lui dit-il, tandis que la femme, de ménage je le rappelle, dépoussière le cadre du Président.
La femme:-Je suis vraiment "maladroite"! soupire-t-elle alors qu'elle fait tomber le cadre.
De Vines:-Vous êtes un rapide, vous!
L'âne Imal:-Je ne fais pas du ... pour rien, mon vieux! lui souffle-t-il en mimant le roulement de pédales; enfin, quand on roule à ...
De Vines:-Du pédalo? Du ski? propose-t-il. Non, je ne vois pas! Je donne ma langue à l'âne.
L'âne Imal:-Je ne fais pas du vélo pour rien! C'était pourtant simple, mon vieux!
De Vines:-Je n'ai pas saisi le rapport. Tiens, en parlant de rapport, ce n'est pas tous ça, mais vous avez ...
L'âne Imal:-Dis-moi, à propos, j'ai loupé des épisodes, Victor est-il toujours avec Nickie?
La femme:-Oui, mais ils vont certainement encore se séparer! Je suis prête à en mettre ma main au feu!
L'âne Imal:-Tu crois que Nickie va se pacser avec Jack?
De Vines:-Ecoutez! N'en faîtes pas « toute une histoire »! Allez hop, vous avez du boulot sur les planches, je peux compter sur vous?
La femme:-Bien sûr, j'ai pris le train express exprès pour venir faire votre ménage. Ce qui n'est pas de tout repos mais tant que le salaire suit! Et non pas: s'essuie! C'est drôle, non? Moi-aussi, je peux faire des jeux de mots! Et vlan dans les gants!
De Vines:-On parle à la serviette, c'est le torchon qui répond! dit-il à demie-voix.
La femme:-Comment? Attention, je suis syndicalisée! lui dit-elle en sortant sa carte.
De Vines:-Je ne disais pas ça à vous! Bon écoutez, ça suffit cette plaisanterie!
L'âne Imal:-Alors, je ne pars plus?
De Vines:-Mais si, c'est ce que je vous demande justement depuis le début! Pouvez-vous partir?
L'âne Imal:-Vous me prenez pour un incapable ou quoi? Vous voyez bien que je n'ai qu'un pas à faire pour sortir! Pas d'obstacles en vue devant la porte! Mission accomplie!
De Vines:-Oui, c'est ça! "Allez-y"! Et n'oubliez pas: "quand les poules auront des dents!"
L'âne Imal:-Je ne suis pas un "Prost" mais je comprends vite, vous savez! Message arrivé en pôle position dans mon cerveau/ N'attend plus que signal/ Quand les poules auront des dents! dit-il en se retirant.
De Vines:-Il m'épuise déjà! Je vais faire un somme, ça va me reposer! Et vous aussi! Euh, enfin, vous aussi, prenez la porte!
La femme:-Vous devriez dormir un peu plus! Ce n'est pas pour dire mais je vous trouve un peu pâlot et des vacances vous rajeuniraient mon vieux, enfin, je veux dire: monsieur l'ins, euh, directeur! Inspecteur, directeur, je ne comprends plus rien à votre histoire!
De Vines:-Vous n'êtes pas la seule!
La femme:-C'est encore une de vos enquêtes, je suis sûre?
De Vines:-Du balai!!! s'élance-t-il en lui prenant la manche.
La femme:-N'oubliez pas que j'ai ma carte de femme syndicalisée! dit-elle en se sauvant.
De Vines:-Sadique localisée, oui!!! s'écrie-t-il en posant sa tête sur son bureau.
...
L'âne Imal:-Toc toc, y a quelqu'un là dedans?
De Vines:-Ha!!! Vous m'avez fait peur, vous auriez pu...
L'âne Imal:-Frapper avant d'entrer? Mais je l'ai fait à l'instant, vous ne m'avez pas entendu?
De Vines:-Et bien, recommencez pour voir!
L'âne Imal sort du bureau et frappe donc à la porte. "Toc toc", entend-t-il de son côté.
De Vines:-Je n'ai rien entendu! Dite-moi mon vieux, vous n'allez tout de même pas entrer chez les gens sans frapper pendant votre mission? Parce que y en a qu'on essayé, ils ont eu des problèmes!
L'âne Imal:-Je vous jure que j'ai frappé!
De Vines:-Ne jurez pas, c'est très mal poli! Votre éducation est à refaire mon vieux! Regardez, je vais vous montrer!
De Vines sort à son tour du bureau et referme derrière lui. "Toc toc"! entend-t-il lui-aussi de son côté.
De Vines:-Alors, vous voyez! Ce n'est tout de même pas compliqué!
L'âne Imal:-Ne vous gênez pas, monsieur! Qui vous a autorisé à entrer dans mon bureau sans frapper? C'est ma secrétaire?
De Vines:-Votre bureau? Votre secrétaire?
L'âne Imal:-Bernadette, c'est vous qui lui avez dit d'entrer?
La secrétaire:-Non, monsieur le directeur!
De Vines:-C'est fini ce petit jeu! Bernadette, regardez-moi dans les yeux! Je suis votre directeur et lui, c'est l'âne Imal!
La secrétaire:-L'âne Imal? Et pourquoi pas: le poisson niais, par dessus le marché?
L'âne Imal:-Alors, mon vieux, on entre chez les gens sans frapper! Ce sont vos parents qui vont être content quand je vais les avertir!!!
De Vines:-Oh non, pitié, pas mes parents! Je ferai tous ce que vous voudrez, maître!
L'âne Imal:-D'abord, vous allez commencez par vous présenter, petit mal poli!
De Vines:-De Vines! (se prononce: "Devinez"!)
L'âne Imal:-Comment voulez-vous que je devine? Ne jouez pas au plus malin avec moi!
De Vines:-Je m'appelle De Vines, je vous jure!
L'âne Imal:-Vous me copierez cent fois la phrase: "je ne dois pas jurer"!
De Vines:- A vos ordres mon commandant!... Mais qu'est-ce que je raconte là, moi? Bon, qu'est-ce que vous voulez?
L'âne Imal:-Je ne veux rien ou plutôt, je veux simplement être libre de rencontrer qui je veux... à l'abri des photographes, libre d'aller où je veux... pour retirer des sous sans payer d'A.J.O. aux banques, libre de penser ce que je veux... dans mon journal sans être enchaîné comme un canard! Oui, avant que je parte pour cette opération, et comme je ne reviendrai peut-être pas vivant, on ne sait jamais car un guet-apens ou un accident est si vite arrivé, je tenais à ce que se soit bien clair entre vous et moi!
De Vines:-C'est parfaitement clair! Mon c½ur est avec vous! En anglais: my heart is go on! Faîtes bien attention à vous!
L'âne Imal:-Ne vous inquiétez pas! Tel un chameau en plein désert, je vais apporter une gourde avec moi.
(En raison de la nouvelle loi contre les publicités dans les livres, l'histoire m'interdit de dire ici si je vais administrer de l'oasis ou du coca à l'intérieur de la gourde... et non pas à l'administration de l'Intérieur!)
La secrétaire:-Chapeau! Vous avez parlé comme un âne, euh, comme un homme! En quelque sorte, vous êtes un auteur à la hauteur!
L'âne Imal:-Bon, je n'ai plus qu'à prévenir ma mère! Et puis non, elle risque de pleurer et m'empêcher de faire mon paquetage (et non pas: mon cartable!). Oui, mieux vaut éviter les "l-armes" et partir en lui disant: <<-A ce soir Maman! Après "Un éléphant, ça trompe énormément!", tu voudras bien me raconter l'histoire de Jane et de Tarzan?>>
En entendant cela, la femme de ménage se précipite et s'essuie les yeux avec la première chose qu'elle trouve sous la main, c'est-à-dire, son torchon:
-Magnifique! soupire-t-elle. J'ai cru que j'étais dans les "Feux de l'amour". Ce n'est pas mon bran, enfin mon grand fiston qui me dirait des choses si belles!>>
...
Quelque part, dans une séance "d'aides pour auteurs inconnus" alors que de faux lecteurs sont présents aussi dans la salle pour leur poser les questions que les futurs vrais lecteurs pourraient leur demander en lisant leur livre:
<<-Avant de commencer, chers lecteurs, répétons ensemble: "Les livres se lisent jusqu'au bout, autrement le prix ne vaut pas le coup!"... Bien! dit ensuite le chef « spirituel ». C'est au nouvel arrivant de prendre la parole! Saque eud'dans! C'est du ch'timi, cela veut dire: allez-y! N'ayez pas peur! Racontez-nous tout depuis le début!
-Au début, notre Terre, terrée, presque immobile face aux avances de l'étoile, le Soleil, qui "tourne autour d'elle depuis des lustres", faut-il que je le précise?, était vierge de tous êtres humains et animales. Mais sous son air naturel se cachait sous sa couche une planète en chaleur et brûlait d'impatience de s'approcher du Soleil en feu, sous le regard des autres planètes jalouses . Et aujourd'hui encore, le monde de Nemo, euh d'animaux et d'homos-sapiens que nous sommes, ne sait toujours pas si c'est la Terre qui tourne autour du Soleil ou l'inverse. Malheureusement, je ne peux vous éclairer de ma lumière car, bien que je plane de temps à autre, niveau planètes de notre système solaire, je n'en connais pas un rayon!
-Vous êtes volcanologue? Sexologue? Non? Alors, parlez plutôt de votre journal, bougre d'âne!
-Autant pour moi! Dès le début du commencement de ce journal, vous avez "sans aucun doute" remarqué mon humour niveau CM1 et mes jeux de mots à deux balles, euh, deux euros, parfois bêtes et naïfs. Est-ce dû chez moi à un effet de manques de neurones ou d'ozones, autrement dit: de manques de vaisseaux, d'espaces ou de places dans mon cerveau? La vérité si je mens tient en une phase, euh, phrase: le rire est mon univers et je tiens absolument à préciser qu'il n'y a aucuns volcans de méchancetés dans mes propos. Par exemple, je n'ai rien contre le Président encadré sur un mur et de toute façon (et non pas: contre-façon!), ce journal n'est pas là pour faire de la politique vu que d'autres journaux le font mieux que moi. Je n'ai rien non plus contre les femmes de ménages, ni contre les publicités, du moment que j'ai une télécommande avec des piles pour zapper, ni contre...
Pour clôturer, je tiens, malgré la conjoncture actuelle, à vous rassurer en vous promettant que mes jeux de mots vont passer de deux à trois Euros. Après tout, il n'y a pas de fatalités! J'entends d'ici que toutes les cloches... de la bourse sonnent, sonnent, sonnent!
Je pense avoir tout dit mais de vous à moi, c'est surtout que j'ai hâte de reprendre l'histoire en cours, espérant de tout mon feu, euh, v½u, avoir été clair.>>
...
L'âne Imal:<<-Oui, j'espère de tout mon feu, euh, v½u, avoir été clair. Je me retire de ce pas et ne vous dérangez pas, mon vieux, je connais la sortie! dit-il quand soudain, deux indiens nus entrent dans la ville, euh, je veux dire: quand soudain, deux individus entrent dans le bureau:
Bourgvilain:-Fandemas est là, chef!!! dit-il le journal en main tandis que son compère mange une banane.
De Vines:-Quoi? "lalalalala..." chante-t-il en dansant gaiement quand brusquement son regard s'arrête sur l'âne Imal. Euh, et bien, j'en suis heureux pour vous mon vieil ami mais je n'en ai rien à faire!
Bourgvilain:-Rien à faire? Mais c'est l'affaire à passer, euh, l'affaire du siècle! L'affaire est enfin repassée, euh
De Vines:-Vous avez repassé votre chemise! Ce n'est pas trop tôt!
Bourgvilain:-Je vous dis que Fandemas est dans le journal! Tout le monde en parle dans le bar du coin, euh dans le coin!
De Vines:-Vous êtes complètement fous, euh, saouls tous les deux!
Coq'luche:-Si je peux me permettre, moi, je n'ai encore rien dit!
De Vines:-Vous! Circulez, y a rien à voir! Ou plutôt, finissez votre banane que je puisse vous présenter l'âne Imal!
Coq'luche:-L'âne Imal et pourquoi pas ...
De Vines:-Le poisson niais? Je sais! Vous n'êtes pas le premier sur le marché qui balance cette idée!
Coq'luche:-Oui, comment le savez-vous?
De Vines:-Vous commencez déjà à être "lourd"! Allez plutôt vous faire cuire un ½uf sur le "plat"!
Coq'luche:-Vous avez raison! Reprenons tout depuis le début! Disons: "deux heures moins le quart avant J.C."? Je plaisante! Salut ma poule! Moi, on me surnomme Coq'luche car je suis la coqueluche de mon village (et non pas: de mon poulailler!) et lui, c'est Bourgvilain comme un bourg vilain! Entre nous, je dois t'avouer que pour trouver des noms comme ça, l'auteur de cette histoire doit certainement être belge une foué! souffle-t-il à l'âne Imal dans le creux de l'oreille.
Bourgvilain:-Vous ne pouviez pas nous le dire avant, chef! Je comprends mieux pourquoi vous ne vouliez pas parler de ... mon pied!!! Faîtes attention où vous mettez les pieds, mille milliard de "sabots"!!!
De Vines:-Désolé! lui dit-il en retirant son pied sur ses pompes.
Bourgvilain:-Je dois t'avouer à mon tour qu'on m'a beaucoup parlé de toi, l'âne Imal!
L'âne Imal:-Merci mais je dois vous avouer également qu'on ne m'a jamais parlé de vous!
De Vines:-Puisque nous sommes dans les confidences, je suis bien heureux de vous voir réunis!
Bourgvilain:-Pour le pire ou le meilleur, ça, c'est une autre affaire... à repasser! (rires)
...
Il est 20 heures 40 ce jour-là et Patrick Poivre d'Arvor remercie tous les téléspectateurs d'Antenne 2 pour avoir suivi son journal. Avant que la publicité ne le coupe, il rappelle les grands titres:
-Plusieurs chaînes de télévisions européennes ont décidé de boycotter les Jeux Olympiques qui commencent dans deux jours à Moscou.
-Ronald Reagan et Geoges Bush père, c'est le ticket républicain pour les élections américaines.
-Après les chemins de fer, madame Tatcher veut privatiser la Poste en Grande-Bretagne.
-L'étape du Tour de France a été remportée par l'irlandais Kelly à Saint-Étienne mais on commence à parler de dopages dans le cyclisme.
-La presse écrite est confiante en l'avenir malgré le début de la télématique. De plus, 15 millions de Français ont le téléphone et la campagne est l'endroit privilégié pour les vacanciers qui peuvent se détendre et manger du lapin aux choux. En ce jour d'été, la France est coupée en deux: le temps est nuageux dans le Nord et le Soleil brille comme d'habitude dans le Sud. Au Loto, il fallait jouer le 2-4-7-17-28-42 et le numéro complémentaire: le 1. Tandis qu'aux « Grands chevaux », il fallait miser dans l'ordre: 8-12-9-15.
Une heure après la fin de ce journal, l'auteur est né. Le docteur est obligé de lui donner une gifle pour rassurer ses parents qu'il sera bien parmi eux pendant au moins les 18 années prochaines.
Vivant dans un petit patelin à la campagne, il découvre alors les joies de la nature: l'odeur du foin, la confiture de mûres, les poules et les chèvres qui entrent par la porte de la maison sans frapper, s'amuse comme il peut avec ses deux frangines pendant que son grand frère aide leur père à traire les vaches...
Bien sûr, il va à l'école et fait ses devoirs mais il préfère jouer au clown et rêver à des héros comme Zorro et se dit que plus tard, quand il sera grand, il sauvera lui-aussi le Monde.
A 9 ans, il tombe amoureux pour la première fois mais elle ne s'intéresse pas à lui. Ce qu'elle veut, c'est devenir chanteuse et commencer sa carrière à l'école des Fans car la Star Académie n'existe pas encore. Son père lui dira alors... qu'il s'est fait piquer par une guêpe: <<Tu en verras d'autres, mon gars!>>
Et puis, il grandit et c'est la crise de l'adolescence, tant redoutée de tous les parents. Il devient insupportable, n'en fait qu'à sa tête, porte un blouson en cuir noire pour être plus viril et une « calculatrice sur la tête ».
Il s'intéresse de plus en plus aux livres: Boule et Bill, Pagnol, Maupassant... Et puis, c'est la révélation! Après avoir lu le journal d'Anne Frank, il commence lui-aussi à écrire son journal intime, qui ne le sera pas puisque ses frangines le lisaient en cachette. Comment il le sait? Il a lu leur journal intime derrière leur dos mais ceci est un secret.
Il écrit des textes: poèmes, chansons... qui, il l'avoue lui-même, manquent de travail mais il dira pour se justifier qu'il aime les textes écrits sur le vif. Après avoir obtenu son BEP vente, il décide d'entrer dans la vie active pour premièrement passer son permis de conduire et deuxièmement, parce que sa tirelire est presque vide et qu'il n'a même pas de quoi se payer un vélo.
Il travaille comme plongeur pendant que « Madame promène son chien » puis remplit le rayon « EAU » pour toucher plus de liquides.
Après la fin de son contrat, il prend le nouveau vélo qu'il a acheté quelques jours avant et part pendant deux mois découvrir la France: La Rochelle, Toulouse, Marseille, Lyon... De cette « échappée belle » il peut dire aujourd'hui qu'avec « un peu de chance et de volonté, la vie fait le reste! »
Deux ans plus tard, alors que nous sommes le 5 Juin 2008 et qu'il est 9 heures 40, l'auteur se réveille, boit un café et se prépare pour son rendez-vous: démarrer une autre histoire, prendre un nouveau départ...mais ça c'est une autre histoire!
C'est l'histoire du rêve d'un homme sur une route...
De Vines (sur un âne):<<-C'est la fin! Tu ne m'échapperas pas Fandemas! Allez, avance bougre d'âne!
L'âne:-Hi han! (Traduction: comment veux-tu que j'avance si tu ne me mets pas d'essence? Euh, je veux dire: si tu ne me payes pas de vacances? Euh, je veux dire: si tu ne m'offres pas une bonne pitance?)
Fandemas avec son costume "en rouge et noir", sur son vélo, perd brusquement des louis d'or sur la route, tombant de son sac à dos.
De Vines:-Tu m'entends?
L'âne:-Hi han! (Traduction: bien entendu! Je ne suis pas un ours! Si j'ai des longues oreilles, ce n'est pas pour récolter le miel!)
De Vines:-Mais non, pas toi! Tu m'entends Fandemas? Je t'aurais! Je t'aurais!>>
...
Quelque part dans le bureau d'un commissariat:
La secrétaire:<<-Monsieur l'ins, euh, monsieur le directeur, réveillez-vous!
De Vines:-Ha!!! crie-t-il surpris. Vous auriez pu frapper avant d'entrer!
La secrétaire (belle comme "le Démon de Midi" et toujours prête à accepter la "promotion canapé"; bref, la secrétaire que tous les chefs d'entreprises rêveraient de "posséder"!):-J'ai frappé mais apparemment, vous étiez en train de dormir!
De Vines:-Admettons! Pourquoi alors m'avez-vous réveillé? Pour une bonne nouvelle, j'espère!
La secrétaire:-Il est arrivé, monsieur l'ins, euh, monsieur le directeur!
De Vines:-Ha, ça pour une nouvelle!
La secrétaire:-C'est une bonne nouvelle, je sais! Voulez-vous que j'arrose avant votre petite plante, monsieur l'ins, euh, monsieur le directeur? demande-t-elle en regardant... la petite plante en manque d'eau, posée sur son bureau.
De Vines:-Où vous croyez-vous? A la Poste? Faîtes-le entrer! Et que ça saute!>>
Telle une brebis, la secrétaire obéit.
De Vines:<<-Vous voilà! C'est un immense plaisir pour moi de vous rencontrer! J'ai lu tous vos livres!
L'auteur:-Euh, enchanté moi-aussi! Je m'excuse mais je n'ai écris qu'un seul livre, un journal plus exactement sur mon tour de la France à vélo.
De Vines:-Oui euh, et bien justement, nous allons arranger ça, mon vieux! Je peux vous appeler mon vieux? Je suis sûr que nous allons, vous et moi, former une très bonne équipe. Vous n'êtes pas sans savoir que nous sommes une grande, enfin, une très très grande maison d'édition.
L'auteur:-Je suis étonné car je n'ai pas vu votre enseigne en entrant.
De Vines:-Euh, c'est que nous sommes en travaux! Et oui mon vieux, dit-il en lui tapant l'épaule, il arrive un moment où une entreprise comme la nôtre doit penser un jour ou l'autre à s'agrandir. C'est dû à l'expansion économique! Enfin, je vous passe les détails! De quoi parlions-nous déjà? Ha oui, si je vous ai fait venir, c'est que votre exploit sportif nous intéresse.
L'auteur:- Mon tour de la France, un exploit sportif? Vous allez me faire rougir et non pas: exploser de rire!
De Vines:-Monsieur est modeste! Ha, vous me plaisez mon vieux! Je crois que nous allons bien nous entendre. En effet, nous publions beaucoup d'ouvrages comme le vôtre.
L'auteur:-Enfin, je suis surpris, mon vieux! Je peux vous appeler mon vieux, moi-aussi?
De Vines:-Bien entendu! D'autant que nous allons faire un long bout de chemin ensemble mais cela ne dépend que de vous!
L'auteur:-Vous me prenez de court car je n'ai jamais eu jusqu'à ce jour un succès fou en amour, euh, je veux dire avec mon livre et je vais même vous filer un tuyau: cela n'a pas été un tube!
De Vines:-Taratata! Écoutez! Aujourd'hui, c'est en dernier recours que j'ai pensé à vous! Oui, à vous!!!
L'auteur:-Avouer quoi?
De Vines:-Comment ça? Non, non! Pas avouer mais à vous!
L'auteur:-Non, je ne vois pas! Je n'ai rien à vous avouer! Je vous l'ai dit: j'ai pris une soupe, euh, une douche froide avec mon livre. Je dois reconnaître aussi que je ne suis pas un "bouillon de cultures" mais au fond, l'important, c'est que je me suis fait plaisir!
De Vines:-J'aime les francs!
L'auteur:-C'est bien dommage pour vous car nous sommes passés à l'euro depuis!
De Vines:-Non, je voulais dire que j'aime les personnes franches comme vous. Écoutez, puisque vous aimez écrire, nous allons arranger ça, mon vieux!
L'auteur:-Attention, vous vous répétez!
De Vines:-Comment?
L'auteur:-Oui, "nous allons arranger ça mon vieux", vous l'avez déjà dit au début.
De Vines:-Vous êtes sûr?
L'auteur:-Tout à fait sûr, my publishur! (mon éditeur)
De vines:-No! Un éditeur: a publisher! Révisez votre anglais, my author! Qu'est ce que je disais déjà?
L'auteur:-Vous étiez rendu à: "nous allons arranger ça, mon vieux"!
De Vines:-Oui, je vous le répète, nous allons arranger ça mon vieux!
L'auteur:-Et comment? Je ne suis pas bête! Je n'ignore pas que seuls les lecteurs font le succès ou non d'un livre.
De Vines:-C'est exact! Certes, je ne vous promets pas un futur best-seller mais comme on dit: qui n'écrit rien, n'écrit rien! Voilà pourquoi j'ai une mission pour vous et je suis convaincu que vous êtes l'homme de la situation! Vous allez prendre des nouvelles vacances!
L'auteur:-Bah dîtes donc, je vous remercie mais je pensais travailler, moi!
De Vines:-Justement! Vous allez reprendre du service! Écoutez plutôt...
De Vines, assis, démarre le microphone, posé sur son bureau et retourne alors son siège:
Voix de De Vines:-"Votre mission, si vous l'acceptez, sera de reprendre votre vélo et de tenir jour après jour un nouveau journal de bord'L comme Liberté. Votre tâche sera, en autre, de nous informer sur les traditions, les fêtes et tout le tralala que vous aurez à vivre lors de votre voyage. Attention! Vous devrez tout nous dire! De A jusqu'à Z et de Z jusqu'à A! Et surtout, n'envisagez pas de nous mentir car grâce à un collier accroché à votre poignet, vous recevrez du courant électrique à chacun de vos mensonges. Vous risquerez alors à l'avenir d'avoir la bougeotte comme qui vous savez ... (L'auteur a soudain le regard sur un petit, petit cadre du Président, accroché sur le mur) ... Je disais ça pour vous faire peur, bien entendu! Le nom de votre mission est: "retour à la case départ" et votre prénom dorénavant est: l'âne Imal.
L'auteur:-L'âne Imal? Et pourquoi pas: le poisson niais, par dessus le marché?
Le message du microphone reprend alors:
-Pourquoi l'âne Imal? me demandez-vous! La réponse est simple: vous nous transmettrez chaque jour votre rapport en signant avec le nom d'un animal différent pour passer inaperçu. Pour être clair comme de l'eau de Roche... sur Yon: c'est surtout pour ne pas avoir de fuites à travers les services plombés et secrets des autres éditions! Ne faites pas cette tête, vous reprendrez votre prénom habituel une fois votre mission terminée! J'espère que ma réponse vous satisfait. La prochaine fois, merci de ne pas interrompre cette bande sonore! Oui, bah de toute façon, j'ai terminé! "Ce n'est qu'un au-revoir mon frère, ce n'est qu'un au-revoir!" chante la voix de De Vines. Ha oui j'oubliais, votre mission commence à la statue de la Liberté: "quand les poules auront des dents!" Je répète: "quand les poules auront des dents!".
L'auteur, enfin l'âne Imal:-Je ne comprends pas, cela veut donc dire: jamais?
-Non, ça veut dire qu'un signal vous sera transmis le moment venu! lui répond le microphone. Mais je pensais vous avoir dit de ne pas interrompre cette bande sonore, mon vieux. Bon, allez, ça va pour cette fois-ci, circulez! Ha oui, j'oubliais: cette bande s'auto-détruira dans...
L'âne Imal, dans un geste héroïque, prend alors le microphone dans les mains et le balance à travers la fenêtre ouverte.
-Cette bande s'auto-détruira dans 5000 ans!" conclut la bande sonore dans la mer.
De Vines:-Ha!!! Que faîtes-vous ici? Vous auriez pu frapper avant d'entrer? demande-t-il après qu'il ait retourné son siège.
La femme de ménage:-J'ai frappé monsieur l'inspecteur mais apparemment, vous dormiez!
De Vines:-Mais enfin, c'est quoi cette manie de penser que je suis toujours en train de dormir quand j'ai le dos tourné?
L'âne Imal:-Inspecteur?
De Vines:-Mais non, elle voulait dire directeur, n'est-ce pas madame? Attention à ce que vous allez dire! lui souffle-t-il dans l'oreille.
La femme (pour faire plus court):-Autant pour moi, je voulais dire: directeur! Je suis confuse, monsieur l'ins, euh, monsieur le directeur!
De Vines:-Vous regardez trop inspecteur Derrick!
La femme:-Non, à cette heure-ci, je regarde mon feuilleton!
L'âne Imal:-Vous aussi, vous regardez « les feux de l'amour »?
La femme:-Alors, on ne se tutoie plus?
De Vines:-Comment? Vous vous connaissez?
L'âne Imal:-Je ne vous mentirais pas, je ne vous trahirais pas, je ne vous décevrais pas car je l'ai juste croisé dans vos couloirs! lui dit-il, tandis que la femme, de ménage je le rappelle, dépoussière le cadre du Président.
La femme:-Je suis vraiment "maladroite"! soupire-t-elle alors qu'elle fait tomber le cadre.
De Vines:-Vous êtes un rapide, vous!
L'âne Imal:-Je ne fais pas du ... pour rien, mon vieux! lui souffle-t-il en mimant le roulement de pédales; enfin, quand on roule à ...
De Vines:-Du pédalo? Du ski? propose-t-il. Non, je ne vois pas! Je donne ma langue à l'âne.
L'âne Imal:-Je ne fais pas du vélo pour rien! C'était pourtant simple, mon vieux!
De Vines:-Je n'ai pas saisi le rapport. Tiens, en parlant de rapport, ce n'est pas tous ça, mais vous avez ...
L'âne Imal:-Dis-moi, à propos, j'ai loupé des épisodes, Victor est-il toujours avec Nickie?
La femme:-Oui, mais ils vont certainement encore se séparer! Je suis prête à en mettre ma main au feu!
L'âne Imal:-Tu crois que Nickie va se pacser avec Jack?
De Vines:-Ecoutez! N'en faîtes pas « toute une histoire »! Allez hop, vous avez du boulot sur les planches, je peux compter sur vous?
La femme:-Bien sûr, j'ai pris le train express exprès pour venir faire votre ménage. Ce qui n'est pas de tout repos mais tant que le salaire suit! Et non pas: s'essuie! C'est drôle, non? Moi-aussi, je peux faire des jeux de mots! Et vlan dans les gants!
De Vines:-On parle à la serviette, c'est le torchon qui répond! dit-il à demie-voix.
La femme:-Comment? Attention, je suis syndicalisée! lui dit-elle en sortant sa carte.
De Vines:-Je ne disais pas ça à vous! Bon écoutez, ça suffit cette plaisanterie!
L'âne Imal:-Alors, je ne pars plus?
De Vines:-Mais si, c'est ce que je vous demande justement depuis le début! Pouvez-vous partir?
L'âne Imal:-Vous me prenez pour un incapable ou quoi? Vous voyez bien que je n'ai qu'un pas à faire pour sortir! Pas d'obstacles en vue devant la porte! Mission accomplie!
De Vines:-Oui, c'est ça! "Allez-y"! Et n'oubliez pas: "quand les poules auront des dents!"
L'âne Imal:-Je ne suis pas un "Prost" mais je comprends vite, vous savez! Message arrivé en pôle position dans mon cerveau/ N'attend plus que signal/ Quand les poules auront des dents! dit-il en se retirant.
De Vines:-Il m'épuise déjà! Je vais faire un somme, ça va me reposer! Et vous aussi! Euh, enfin, vous aussi, prenez la porte!
La femme:-Vous devriez dormir un peu plus! Ce n'est pas pour dire mais je vous trouve un peu pâlot et des vacances vous rajeuniraient mon vieux, enfin, je veux dire: monsieur l'ins, euh, directeur! Inspecteur, directeur, je ne comprends plus rien à votre histoire!
De Vines:-Vous n'êtes pas la seule!
La femme:-C'est encore une de vos enquêtes, je suis sûre?
De Vines:-Du balai!!! s'élance-t-il en lui prenant la manche.
La femme:-N'oubliez pas que j'ai ma carte de femme syndicalisée! dit-elle en se sauvant.
De Vines:-Sadique localisée, oui!!! s'écrie-t-il en posant sa tête sur son bureau.
...
L'âne Imal:-Toc toc, y a quelqu'un là dedans?
De Vines:-Ha!!! Vous m'avez fait peur, vous auriez pu...
L'âne Imal:-Frapper avant d'entrer? Mais je l'ai fait à l'instant, vous ne m'avez pas entendu?
De Vines:-Et bien, recommencez pour voir!
L'âne Imal sort du bureau et frappe donc à la porte. "Toc toc", entend-t-il de son côté.
De Vines:-Je n'ai rien entendu! Dite-moi mon vieux, vous n'allez tout de même pas entrer chez les gens sans frapper pendant votre mission? Parce que y en a qu'on essayé, ils ont eu des problèmes!
L'âne Imal:-Je vous jure que j'ai frappé!
De Vines:-Ne jurez pas, c'est très mal poli! Votre éducation est à refaire mon vieux! Regardez, je vais vous montrer!
De Vines sort à son tour du bureau et referme derrière lui. "Toc toc"! entend-t-il lui-aussi de son côté.
De Vines:-Alors, vous voyez! Ce n'est tout de même pas compliqué!
L'âne Imal:-Ne vous gênez pas, monsieur! Qui vous a autorisé à entrer dans mon bureau sans frapper? C'est ma secrétaire?
De Vines:-Votre bureau? Votre secrétaire?
L'âne Imal:-Bernadette, c'est vous qui lui avez dit d'entrer?
La secrétaire:-Non, monsieur le directeur!
De Vines:-C'est fini ce petit jeu! Bernadette, regardez-moi dans les yeux! Je suis votre directeur et lui, c'est l'âne Imal!
La secrétaire:-L'âne Imal? Et pourquoi pas: le poisson niais, par dessus le marché?
L'âne Imal:-Alors, mon vieux, on entre chez les gens sans frapper! Ce sont vos parents qui vont être content quand je vais les avertir!!!
De Vines:-Oh non, pitié, pas mes parents! Je ferai tous ce que vous voudrez, maître!
L'âne Imal:-D'abord, vous allez commencez par vous présenter, petit mal poli!
De Vines:-De Vines! (se prononce: "Devinez"!)
L'âne Imal:-Comment voulez-vous que je devine? Ne jouez pas au plus malin avec moi!
De Vines:-Je m'appelle De Vines, je vous jure!
L'âne Imal:-Vous me copierez cent fois la phrase: "je ne dois pas jurer"!
De Vines:- A vos ordres mon commandant!... Mais qu'est-ce que je raconte là, moi? Bon, qu'est-ce que vous voulez?
L'âne Imal:-Je ne veux rien ou plutôt, je veux simplement être libre de rencontrer qui je veux... à l'abri des photographes, libre d'aller où je veux... pour retirer des sous sans payer d'A.J.O. aux banques, libre de penser ce que je veux... dans mon journal sans être enchaîné comme un canard! Oui, avant que je parte pour cette opération, et comme je ne reviendrai peut-être pas vivant, on ne sait jamais car un guet-apens ou un accident est si vite arrivé, je tenais à ce que se soit bien clair entre vous et moi!
De Vines:-C'est parfaitement clair! Mon c½ur est avec vous! En anglais: my heart is go on! Faîtes bien attention à vous!
L'âne Imal:-Ne vous inquiétez pas! Tel un chameau en plein désert, je vais apporter une gourde avec moi.
(En raison de la nouvelle loi contre les publicités dans les livres, l'histoire m'interdit de dire ici si je vais administrer de l'oasis ou du coca à l'intérieur de la gourde... et non pas à l'administration de l'Intérieur!)
La secrétaire:-Chapeau! Vous avez parlé comme un âne, euh, comme un homme! En quelque sorte, vous êtes un auteur à la hauteur!
L'âne Imal:-Bon, je n'ai plus qu'à prévenir ma mère! Et puis non, elle risque de pleurer et m'empêcher de faire mon paquetage (et non pas: mon cartable!). Oui, mieux vaut éviter les "l-armes" et partir en lui disant: <<-A ce soir Maman! Après "Un éléphant, ça trompe énormément!", tu voudras bien me raconter l'histoire de Jane et de Tarzan?>>
En entendant cela, la femme de ménage se précipite et s'essuie les yeux avec la première chose qu'elle trouve sous la main, c'est-à-dire, son torchon:
-Magnifique! soupire-t-elle. J'ai cru que j'étais dans les "Feux de l'amour". Ce n'est pas mon bran, enfin mon grand fiston qui me dirait des choses si belles!>>
...
Quelque part, dans une séance "d'aides pour auteurs inconnus" alors que de faux lecteurs sont présents aussi dans la salle pour leur poser les questions que les futurs vrais lecteurs pourraient leur demander en lisant leur livre:
<<-Avant de commencer, chers lecteurs, répétons ensemble: "Les livres se lisent jusqu'au bout, autrement le prix ne vaut pas le coup!"... Bien! dit ensuite le chef « spirituel ». C'est au nouvel arrivant de prendre la parole! Saque eud'dans! C'est du ch'timi, cela veut dire: allez-y! N'ayez pas peur! Racontez-nous tout depuis le début!
-Au début, notre Terre, terrée, presque immobile face aux avances de l'étoile, le Soleil, qui "tourne autour d'elle depuis des lustres", faut-il que je le précise?, était vierge de tous êtres humains et animales. Mais sous son air naturel se cachait sous sa couche une planète en chaleur et brûlait d'impatience de s'approcher du Soleil en feu, sous le regard des autres planètes jalouses . Et aujourd'hui encore, le monde de Nemo, euh d'animaux et d'homos-sapiens que nous sommes, ne sait toujours pas si c'est la Terre qui tourne autour du Soleil ou l'inverse. Malheureusement, je ne peux vous éclairer de ma lumière car, bien que je plane de temps à autre, niveau planètes de notre système solaire, je n'en connais pas un rayon!
-Vous êtes volcanologue? Sexologue? Non? Alors, parlez plutôt de votre journal, bougre d'âne!
-Autant pour moi! Dès le début du commencement de ce journal, vous avez "sans aucun doute" remarqué mon humour niveau CM1 et mes jeux de mots à deux balles, euh, deux euros, parfois bêtes et naïfs. Est-ce dû chez moi à un effet de manques de neurones ou d'ozones, autrement dit: de manques de vaisseaux, d'espaces ou de places dans mon cerveau? La vérité si je mens tient en une phase, euh, phrase: le rire est mon univers et je tiens absolument à préciser qu'il n'y a aucuns volcans de méchancetés dans mes propos. Par exemple, je n'ai rien contre le Président encadré sur un mur et de toute façon (et non pas: contre-façon!), ce journal n'est pas là pour faire de la politique vu que d'autres journaux le font mieux que moi. Je n'ai rien non plus contre les femmes de ménages, ni contre les publicités, du moment que j'ai une télécommande avec des piles pour zapper, ni contre...
Pour clôturer, je tiens, malgré la conjoncture actuelle, à vous rassurer en vous promettant que mes jeux de mots vont passer de deux à trois Euros. Après tout, il n'y a pas de fatalités! J'entends d'ici que toutes les cloches... de la bourse sonnent, sonnent, sonnent!
Je pense avoir tout dit mais de vous à moi, c'est surtout que j'ai hâte de reprendre l'histoire en cours, espérant de tout mon feu, euh, v½u, avoir été clair.>>
...
L'âne Imal:<<-Oui, j'espère de tout mon feu, euh, v½u, avoir été clair. Je me retire de ce pas et ne vous dérangez pas, mon vieux, je connais la sortie! dit-il quand soudain, deux indiens nus entrent dans la ville, euh, je veux dire: quand soudain, deux individus entrent dans le bureau:
Bourgvilain:-Fandemas est là, chef!!! dit-il le journal en main tandis que son compère mange une banane.
De Vines:-Quoi? "lalalalala..." chante-t-il en dansant gaiement quand brusquement son regard s'arrête sur l'âne Imal. Euh, et bien, j'en suis heureux pour vous mon vieil ami mais je n'en ai rien à faire!
Bourgvilain:-Rien à faire? Mais c'est l'affaire à passer, euh, l'affaire du siècle! L'affaire est enfin repassée, euh
De Vines:-Vous avez repassé votre chemise! Ce n'est pas trop tôt!
Bourgvilain:-Je vous dis que Fandemas est dans le journal! Tout le monde en parle dans le bar du coin, euh dans le coin!
De Vines:-Vous êtes complètement fous, euh, saouls tous les deux!
Coq'luche:-Si je peux me permettre, moi, je n'ai encore rien dit!
De Vines:-Vous! Circulez, y a rien à voir! Ou plutôt, finissez votre banane que je puisse vous présenter l'âne Imal!
Coq'luche:-L'âne Imal et pourquoi pas ...
De Vines:-Le poisson niais? Je sais! Vous n'êtes pas le premier sur le marché qui balance cette idée!
Coq'luche:-Oui, comment le savez-vous?
De Vines:-Vous commencez déjà à être "lourd"! Allez plutôt vous faire cuire un ½uf sur le "plat"!
Coq'luche:-Vous avez raison! Reprenons tout depuis le début! Disons: "deux heures moins le quart avant J.C."? Je plaisante! Salut ma poule! Moi, on me surnomme Coq'luche car je suis la coqueluche de mon village (et non pas: de mon poulailler!) et lui, c'est Bourgvilain comme un bourg vilain! Entre nous, je dois t'avouer que pour trouver des noms comme ça, l'auteur de cette histoire doit certainement être belge une foué! souffle-t-il à l'âne Imal dans le creux de l'oreille.
Bourgvilain:-Vous ne pouviez pas nous le dire avant, chef! Je comprends mieux pourquoi vous ne vouliez pas parler de ... mon pied!!! Faîtes attention où vous mettez les pieds, mille milliard de "sabots"!!!
De Vines:-Désolé! lui dit-il en retirant son pied sur ses pompes.
Bourgvilain:-Je dois t'avouer à mon tour qu'on m'a beaucoup parlé de toi, l'âne Imal!
L'âne Imal:-Merci mais je dois vous avouer également qu'on ne m'a jamais parlé de vous!
De Vines:-Puisque nous sommes dans les confidences, je suis bien heureux de vous voir réunis!
Bourgvilain:-Pour le pire ou le meilleur, ça, c'est une autre affaire... à repasser! (rires)
...