Le Début

La chou-Ânerie:


Il est 20 heures 40 ce jour-là et Patrick Poivre d'Arvor remercie tous les téléspectateurs d'Antenne 2 pour avoir suivi son journal. Avant que la publicité ne le coupe, il rappelle les grands titres:
-Plusieurs chaînes de télévisions européennes ont décidé de boycotter les Jeux Olympiques qui commencent dans deux jours à Moscou.
-Ronald Reagan et Geoges Bush père, c'est le ticket républicain pour les élections américaines.
-Après les chemins de fer, madame Tatcher veut privatiser la Poste en Grande-Bretagne.
-L'étape du Tour de France a été remportée par l'irlandais Kelly à Saint-Étienne mais on commence à parler de dopages dans le cyclisme.
-La presse écrite est confiante en l'avenir malgré le début de la télématique. De plus, 15 millions de Français ont le téléphone et la campagne est l'endroit privilégié pour les vacanciers qui peuvent se détendre et manger du lapin aux choux. En ce jour d'été, la France est coupée en deux: le temps est nuageux dans le Nord et le Soleil brille comme d'habitude dans le Sud. Au Loto, il fallait jouer le 2-4-7-17-28-42 et le numéro complémentaire: le 1. Tandis qu'aux « Grands chevaux », il fallait miser dans l'ordre: 8-12-9-15.
Une heure après la fin de ce journal, l'auteur est né. Le docteur est obligé de lui donner une gifle pour rassurer ses parents qu'il sera bien parmi eux pendant au moins les 18 années prochaines.
Vivant dans un petit patelin à la campagne, il découvre alors les joies de la nature: l'odeur du foin, la confiture de mûres, les poules et les chèvres qui entrent par la porte de la maison sans frapper, s'amuse comme il peut avec ses deux frangines pendant que son grand frère aide leur père à traire les vaches...
Bien sûr, il va à l'école et fait ses devoirs mais il préfère jouer au clown et rêver à des héros comme Zorro et se dit que plus tard, quand il sera grand, il sauvera lui-aussi le Monde.
A 9 ans, il tombe amoureux pour la première fois mais elle ne s'intéresse pas à lui. Ce qu'elle veut, c'est devenir chanteuse et commencer sa carrière à l'école des Fans car la Star Académie n'existe pas encore. Son père lui dira alors... qu'il s'est fait piquer par une guêpe: <<Tu en verras d'autres, mon gars!>>
Et puis, il grandit et c'est la crise de l'adolescence, tant redoutée de tous les parents. Il devient insupportable, n'en fait qu'à sa tête, porte un blouson en cuir noire pour être plus viril et une « calculatrice sur la tête ».
Il s'intéresse de plus en plus aux livres: Boule et Bill, Pagnol, Maupassant... Et puis, c'est la révélation! Après avoir lu le journal d'Anne Frank, il commence lui-aussi à écrire son journal intime, qui ne le sera pas puisque ses frangines le lisaient en cachette. Comment il le sait? Il a lu leur journal intime derrière leur dos mais ceci est un secret.
Il écrit des textes: poèmes, chansons... qui, il l'avoue lui-même, manquent de travail mais il dira pour se justifier qu'il aime les textes écrits sur le vif. Après avoir obtenu son BEP vente, il décide d'entrer dans la vie active pour premièrement passer son permis de conduire et deuxièmement, parce que sa tirelire est presque vide et qu'il n'a même pas de quoi se payer un vélo.
Il travaille comme plongeur pendant que « Madame promène son chien » puis remplit le rayon « EAU » pour toucher plus de liquides.
Après la fin de son contrat, il prend le nouveau vélo qu'il a acheté quelques jours avant et part pendant deux mois découvrir la France: La Rochelle, Toulouse, Marseille, Lyon... De cette « échappée belle » il peut dire aujourd'hui qu'avec « un peu de chance et de volonté, la vie fait le reste! »
Deux ans plus tard, alors que nous sommes le 5 Juin 2008 et qu'il est 9 heures 40, l'auteur se réveille, boit un café et se prépare pour son rendez-vous: démarrer une autre histoire, prendre un nouveau départ...mais ça c'est une autre histoire!


C'est l'histoire du rêve d'un homme sur une route...

De Vines (sur un âne):<<-C'est la fin! Tu ne m'échapperas pas Fandemas! Allez, avance bougre d'âne!
L'âne:-Hi han! (Traduction: comment veux-tu que j'avance si tu ne me mets pas d'essence? Euh, je veux dire: si tu ne me payes pas de vacances? Euh, je veux dire: si tu ne m'offres pas une bonne pitance?)
Fandemas avec son costume "en rouge et noir", sur son vélo, perd brusquement des louis d'or sur la route, tombant de son sac à dos.
De Vines:-Tu m'entends?
L'âne:-Hi han! (Traduction: bien entendu! Je ne suis pas un ours! Si j'ai des longues oreilles, ce n'est pas pour récolter le miel!)
De Vines:-Mais non, pas toi! Tu m'entends Fandemas? Je t'aurais! Je t'aurais!>>
...
Quelque part dans le bureau d'un commissariat:
La secrétaire:<<-Monsieur l'ins, euh, monsieur le directeur, réveillez-vous!
De Vines:-Ha!!! crie-t-il surpris. Vous auriez pu frapper avant d'entrer!
La secrétaire (belle comme "le Démon de Midi" et toujours prête à accepter la "promotion canapé"; bref, la secrétaire que tous les chefs d'entreprises rêveraient de "posséder"!):-J'ai frappé mais apparemment, vous étiez en train de dormir!
De Vines:-Admettons! Pourquoi alors m'avez-vous réveillé? Pour une bonne nouvelle, j'espère!
La secrétaire:-Il est arrivé, monsieur l'ins, euh, monsieur le directeur!
De Vines:-Ha, ça pour une nouvelle!
La secrétaire:-C'est une bonne nouvelle, je sais! Voulez-vous que j'arrose avant votre petite plante, monsieur l'ins, euh, monsieur le directeur? demande-t-elle en regardant... la petite plante en manque d'eau, posée sur son bureau.
De Vines:-Où vous croyez-vous? A la Poste? Faîtes-le entrer! Et que ça saute!>>
Telle une brebis, la secrétaire obéit.
De Vines:<<-Vous voilà! C'est un immense plaisir pour moi de vous rencontrer! J'ai lu tous vos livres!
L'auteur:-Euh, enchanté moi-aussi! Je m'excuse mais je n'ai écris qu'un seul livre, un journal plus exactement sur mon tour de la France à vélo.
De Vines:-Oui euh, et bien justement, nous allons arranger ça, mon vieux! Je peux vous appeler mon vieux? Je suis sûr que nous allons, vous et moi, former une très bonne équipe. Vous n'êtes pas sans savoir que nous sommes une grande, enfin, une très très grande maison d'édition.
L'auteur:-Je suis étonné car je n'ai pas vu votre enseigne en entrant.
De Vines:-Euh, c'est que nous sommes en travaux! Et oui mon vieux, dit-il en lui tapant l'épaule, il arrive un moment où une entreprise comme la nôtre doit penser un jour ou l'autre à s'agrandir. C'est dû à l'expansion économique! Enfin, je vous passe les détails! De quoi parlions-nous déjà? Ha oui, si je vous ai fait venir, c'est que votre exploit sportif nous intéresse.
L'auteur:- Mon tour de la France, un exploit sportif? Vous allez me faire rougir et non pas: exploser de rire!
De Vines:-Monsieur est modeste! Ha, vous me plaisez mon vieux! Je crois que nous allons bien nous entendre. En effet, nous publions beaucoup d'ouvrages comme le vôtre.
L'auteur:-Enfin, je suis surpris, mon vieux! Je peux vous appeler mon vieux, moi-aussi?
De Vines:-Bien entendu! D'autant que nous allons faire un long bout de chemin ensemble mais cela ne dépend que de vous!
L'auteur:-Vous me prenez de court car je n'ai jamais eu jusqu'à ce jour un succès fou en amour, euh, je veux dire avec mon livre et je vais même vous filer un tuyau: cela n'a pas été un tube!
De Vines:-Taratata! Écoutez! Aujourd'hui, c'est en dernier recours que j'ai pensé à vous! Oui, à vous!!!
L'auteur:-Avouer quoi?
De Vines:-Comment ça? Non, non! Pas avouer mais à vous!
L'auteur:-Non, je ne vois pas! Je n'ai rien à vous avouer! Je vous l'ai dit: j'ai pris une soupe, euh, une douche froide avec mon livre. Je dois reconnaître aussi que je ne suis pas un "bouillon de cultures" mais au fond, l'important, c'est que je me suis fait plaisir!
De Vines:-J'aime les francs!
L'auteur:-C'est bien dommage pour vous car nous sommes passés à l'euro depuis!
De Vines:-Non, je voulais dire que j'aime les personnes franches comme vous. Écoutez, puisque vous aimez écrire, nous allons arranger ça, mon vieux!
L'auteur:-Attention, vous vous répétez!
De Vines:-Comment?
L'auteur:-Oui, "nous allons arranger ça mon vieux", vous l'avez déjà dit au début.
De Vines:-Vous êtes sûr?
L'auteur:-Tout à fait sûr, my publishur! (mon éditeur)
De vines:-No! Un éditeur: a publisher! Révisez votre anglais, my author! Qu'est ce que je disais déjà?
L'auteur:-Vous étiez rendu à: "nous allons arranger ça, mon vieux"!
De Vines:-Oui, je vous le répète, nous allons arranger ça mon vieux!
L'auteur:-Et comment? Je ne suis pas bête! Je n'ignore pas que seuls les lecteurs font le succès ou non d'un livre.
De Vines:-C'est exact! Certes, je ne vous promets pas un futur best-seller mais comme on dit: qui n'écrit rien, n'écrit rien! Voilà pourquoi j'ai une mission pour vous et je suis convaincu que vous êtes l'homme de la situation! Vous allez prendre des nouvelles vacances!
L'auteur:-Bah dîtes donc, je vous remercie mais je pensais travailler, moi!
De Vines:-Justement! Vous allez reprendre du service! Écoutez plutôt...
De Vines, assis, démarre le microphone, posé sur son bureau et retourne alors son siège:

Voix de De Vines:-"Votre mission, si vous l'acceptez, sera de reprendre votre vélo et de tenir jour après jour un nouveau journal de bord'L comme Liberté. Votre tâche sera, en autre, de nous informer sur les traditions, les fêtes et tout le tralala que vous aurez à vivre lors de votre voyage. Attention! Vous devrez tout nous dire! De A jusqu'à Z et de Z jusqu'à A! Et surtout, n'envisagez pas de nous mentir car grâce à un collier accroché à votre poignet, vous recevrez du courant électrique à chacun de vos mensonges. Vous risquerez alors à l'avenir d'avoir la bougeotte comme qui vous savez ... (L'auteur a soudain le regard sur un petit, petit cadre du Président, accroché sur le mur) ... Je disais ça pour vous faire peur, bien entendu! Le nom de votre mission est: "retour à la case départ" et votre prénom dorénavant est: l'âne Imal.

L'auteur:-L'âne Imal? Et pourquoi pas: le poisson niais, par dessus le marché?
Le message du microphone reprend alors:
-Pourquoi l'âne Imal? me demandez-vous! La réponse est simple: vous nous transmettrez chaque jour votre rapport en signant avec le nom d'un animal différent pour passer inaperçu. Pour être clair comme de l'eau de Roche... sur Yon: c'est surtout pour ne pas avoir de fuites à travers les services plombés et secrets des autres éditions! Ne faites pas cette tête, vous reprendrez votre prénom habituel une fois votre mission terminée! J'espère que ma réponse vous satisfait. La prochaine fois, merci de ne pas interrompre cette bande sonore! Oui, bah de toute façon, j'ai terminé! "Ce n'est qu'un au-revoir mon frère, ce n'est qu'un au-revoir!" chante la voix de De Vines. Ha oui j'oubliais, votre mission commence à la statue de la Liberté: "quand les poules auront des dents!" Je répète: "quand les poules auront des dents!".

L'auteur, enfin l'âne Imal:-Je ne comprends pas, cela veut donc dire: jamais?
-Non, ça veut dire qu'un signal vous sera transmis le moment venu! lui répond le microphone. Mais je pensais vous avoir dit de ne pas interrompre cette bande sonore, mon vieux. Bon, allez, ça va pour cette fois-ci, circulez! Ha oui, j'oubliais: cette bande s'auto-détruira dans...

L'âne Imal, dans un geste héroïque, prend alors le microphone dans les mains et le balance à travers la fenêtre ouverte.

-Cette bande s'auto-détruira dans 5000 ans!" conclut la bande sonore dans la mer.

De Vines:-Ha!!! Que faîtes-vous ici? Vous auriez pu frapper avant d'entrer? demande-t-il après qu'il ait retourné son siège.
La femme de ménage:-J'ai frappé monsieur l'inspecteur mais apparemment, vous dormiez!
De Vines:-Mais enfin, c'est quoi cette manie de penser que je suis toujours en train de dormir quand j'ai le dos tourné?
L'âne Imal:-Inspecteur?
De Vines:-Mais non, elle voulait dire directeur, n'est-ce pas madame? Attention à ce que vous allez dire! lui souffle-t-il dans l'oreille.
La femme (pour faire plus court):-Autant pour moi, je voulais dire: directeur! Je suis confuse, monsieur l'ins, euh, monsieur le directeur!
De Vines:-Vous regardez trop inspecteur Derrick!
La femme:-Non, à cette heure-ci, je regarde mon feuilleton!
L'âne Imal:-Vous aussi, vous regardez « les feux de l'amour »?
La femme:-Alors, on ne se tutoie plus?
De Vines:-Comment? Vous vous connaissez?
L'âne Imal:-Je ne vous mentirais pas, je ne vous trahirais pas, je ne vous décevrais pas car je l'ai juste croisé dans vos couloirs! lui dit-il, tandis que la femme, de ménage je le rappelle, dépoussière le cadre du Président.
La femme:-Je suis vraiment "maladroite"! soupire-t-elle alors qu'elle fait tomber le cadre.
De Vines:-Vous êtes un rapide, vous!
L'âne Imal:-Je ne fais pas du ... pour rien, mon vieux! lui souffle-t-il en mimant le roulement de pédales; enfin, quand on roule à ...
De Vines:-Du pédalo? Du ski? propose-t-il. Non, je ne vois pas! Je donne ma langue à l'âne.
L'âne Imal:-Je ne fais pas du vélo pour rien! C'était pourtant simple, mon vieux!
De Vines:-Je n'ai pas saisi le rapport. Tiens, en parlant de rapport, ce n'est pas tous ça, mais vous avez ...
L'âne Imal:-Dis-moi, à propos, j'ai loupé des épisodes, Victor est-il toujours avec Nickie?
La femme:-Oui, mais ils vont certainement encore se séparer! Je suis prête à en mettre ma main au feu!
L'âne Imal:-Tu crois que Nickie va se pacser avec Jack?
De Vines:-Ecoutez! N'en faîtes pas « toute une histoire »! Allez hop, vous avez du boulot sur les planches, je peux compter sur vous?
La femme:-Bien sûr, j'ai pris le train express exprès pour venir faire votre ménage. Ce qui n'est pas de tout repos mais tant que le salaire suit! Et non pas: s'essuie! C'est drôle, non? Moi-aussi, je peux faire des jeux de mots! Et vlan dans les gants!
De Vines:-On parle à la serviette, c'est le torchon qui répond! dit-il à demie-voix.
La femme:-Comment? Attention, je suis syndicalisée! lui dit-elle en sortant sa carte.
De Vines:-Je ne disais pas ça à vous! Bon écoutez, ça suffit cette plaisanterie!
L'âne Imal:-Alors, je ne pars plus?
De Vines:-Mais si, c'est ce que je vous demande justement depuis le début! Pouvez-vous partir?
L'âne Imal:-Vous me prenez pour un incapable ou quoi? Vous voyez bien que je n'ai qu'un pas à faire pour sortir! Pas d'obstacles en vue devant la porte! Mission accomplie!
De Vines:-Oui, c'est ça! "Allez-y"! Et n'oubliez pas: "quand les poules auront des dents!"
L'âne Imal:-Je ne suis pas un "Prost" mais je comprends vite, vous savez! Message arrivé en pôle position dans mon cerveau/ N'attend plus que signal/ Quand les poules auront des dents! dit-il en se retirant.
De Vines:-Il m'épuise déjà! Je vais faire un somme, ça va me reposer! Et vous aussi! Euh, enfin, vous aussi, prenez la porte!
La femme:-Vous devriez dormir un peu plus! Ce n'est pas pour dire mais je vous trouve un peu pâlot et des vacances vous rajeuniraient mon vieux, enfin, je veux dire: monsieur l'ins, euh, directeur! Inspecteur, directeur, je ne comprends plus rien à votre histoire!
De Vines:-Vous n'êtes pas la seule!
La femme:-C'est encore une de vos enquêtes, je suis sûre?
De Vines:-Du balai!!! s'élance-t-il en lui prenant la manche.
La femme:-N'oubliez pas que j'ai ma carte de femme syndicalisée! dit-elle en se sauvant.
De Vines:-Sadique localisée, oui!!! s'écrie-t-il en posant sa tête sur son bureau.
...
L'âne Imal:-Toc toc, y a quelqu'un là dedans?
De Vines:-Ha!!! Vous m'avez fait peur, vous auriez pu...
L'âne Imal:-Frapper avant d'entrer? Mais je l'ai fait à l'instant, vous ne m'avez pas entendu?
De Vines:-Et bien, recommencez pour voir!
L'âne Imal sort du bureau et frappe donc à la porte. "Toc toc", entend-t-il de son côté.
De Vines:-Je n'ai rien entendu! Dite-moi mon vieux, vous n'allez tout de même pas entrer chez les gens sans frapper pendant votre mission? Parce que y en a qu'on essayé, ils ont eu des problèmes!
L'âne Imal:-Je vous jure que j'ai frappé!
De Vines:-Ne jurez pas, c'est très mal poli! Votre éducation est à refaire mon vieux! Regardez, je vais vous montrer!
De Vines sort à son tour du bureau et referme derrière lui. "Toc toc"! entend-t-il lui-aussi de son côté.
De Vines:-Alors, vous voyez! Ce n'est tout de même pas compliqué!
L'âne Imal:-Ne vous gênez pas, monsieur! Qui vous a autorisé à entrer dans mon bureau sans frapper? C'est ma secrétaire?
De Vines:-Votre bureau? Votre secrétaire?
L'âne Imal:-Bernadette, c'est vous qui lui avez dit d'entrer?
La secrétaire:-Non, monsieur le directeur!
De Vines:-C'est fini ce petit jeu! Bernadette, regardez-moi dans les yeux! Je suis votre directeur et lui, c'est l'âne Imal!
La secrétaire:-L'âne Imal? Et pourquoi pas: le poisson niais, par dessus le marché?
L'âne Imal:-Alors, mon vieux, on entre chez les gens sans frapper! Ce sont vos parents qui vont être content quand je vais les avertir!!!
De Vines:-Oh non, pitié, pas mes parents! Je ferai tous ce que vous voudrez, maître!
L'âne Imal:-D'abord, vous allez commencez par vous présenter, petit mal poli!
De Vines:-De Vines! (se prononce: "Devinez"!)
L'âne Imal:-Comment voulez-vous que je devine? Ne jouez pas au plus malin avec moi!
De Vines:-Je m'appelle De Vines, je vous jure!
L'âne Imal:-Vous me copierez cent fois la phrase: "je ne dois pas jurer"!
De Vines:- A vos ordres mon commandant!... Mais qu'est-ce que je raconte là, moi? Bon, qu'est-ce que vous voulez?
L'âne Imal:-Je ne veux rien ou plutôt, je veux simplement être libre de rencontrer qui je veux... à l'abri des photographes, libre d'aller où je veux... pour retirer des sous sans payer d'A.J.O. aux banques, libre de penser ce que je veux... dans mon journal sans être enchaîné comme un canard! Oui, avant que je parte pour cette opération, et comme je ne reviendrai peut-être pas vivant, on ne sait jamais car un guet-apens ou un accident est si vite arrivé, je tenais à ce que se soit bien clair entre vous et moi!
De Vines:-C'est parfaitement clair! Mon c½ur est avec vous! En anglais: my heart is go on! Faîtes bien attention à vous!
L'âne Imal:-Ne vous inquiétez pas! Tel un chameau en plein désert, je vais apporter une gourde avec moi.
(En raison de la nouvelle loi contre les publicités dans les livres, l'histoire m'interdit de dire ici si je vais administrer de l'oasis ou du coca à l'intérieur de la gourde... et non pas à l'administration de l'Intérieur!)

La secrétaire:-Chapeau! Vous avez parlé comme un âne, euh, comme un homme! En quelque sorte, vous êtes un auteur à la hauteur!
L'âne Imal:-Bon, je n'ai plus qu'à prévenir ma mère! Et puis non, elle risque de pleurer et m'empêcher de faire mon paquetage (et non pas: mon cartable!). Oui, mieux vaut éviter les "l-armes" et partir en lui disant: <<-A ce soir Maman! Après "Un éléphant, ça trompe énormément!", tu voudras bien me raconter l'histoire de Jane et de Tarzan?>>

En entendant cela, la femme de ménage se précipite et s'essuie les yeux avec la première chose qu'elle trouve sous la main, c'est-à-dire, son torchon:
-Magnifique! soupire-t-elle. J'ai cru que j'étais dans les "Feux de l'amour". Ce n'est pas mon bran, enfin mon grand fiston qui me dirait des choses si belles!>>
...
Quelque part, dans une séance "d'aides pour auteurs inconnus" alors que de faux lecteurs sont présents aussi dans la salle pour leur poser les questions que les futurs vrais lecteurs pourraient leur demander en lisant leur livre:
<<-Avant de commencer, chers lecteurs, répétons ensemble: "Les livres se lisent jusqu'au bout, autrement le prix ne vaut pas le coup!"... Bien! dit ensuite le chef « spirituel ». C'est au nouvel arrivant de prendre la parole! Saque eud'dans! C'est du ch'timi, cela veut dire: allez-y! N'ayez pas peur! Racontez-nous tout depuis le début!
-Au début, notre Terre, terrée, presque immobile face aux avances de l'étoile, le Soleil, qui "tourne autour d'elle depuis des lustres", faut-il que je le précise?, était vierge de tous êtres humains et animales. Mais sous son air naturel se cachait sous sa couche une planète en chaleur et brûlait d'impatience de s'approcher du Soleil en feu, sous le regard des autres planètes jalouses . Et aujourd'hui encore, le monde de Nemo, euh d'animaux et d'homos-sapiens que nous sommes, ne sait toujours pas si c'est la Terre qui tourne autour du Soleil ou l'inverse. Malheureusement, je ne peux vous éclairer de ma lumière car, bien que je plane de temps à autre, niveau planètes de notre système solaire, je n'en connais pas un rayon!
-Vous êtes volcanologue? Sexologue? Non? Alors, parlez plutôt de votre journal, bougre d'âne!
-Autant pour moi! Dès le début du commencement de ce journal, vous avez "sans aucun doute" remarqué mon humour niveau CM1 et mes jeux de mots à deux balles, euh, deux euros, parfois bêtes et naïfs. Est-ce dû chez moi à un effet de manques de neurones ou d'ozones, autrement dit: de manques de vaisseaux, d'espaces ou de places dans mon cerveau? La vérité si je mens tient en une phase, euh, phrase: le rire est mon univers et je tiens absolument à préciser qu'il n'y a aucuns volcans de méchancetés dans mes propos. Par exemple, je n'ai rien contre le Président encadré sur un mur et de toute façon (et non pas: contre-façon!), ce journal n'est pas là pour faire de la politique vu que d'autres journaux le font mieux que moi. Je n'ai rien non plus contre les femmes de ménages, ni contre les publicités, du moment que j'ai une télécommande avec des piles pour zapper, ni contre...
Pour clôturer, je tiens, malgré la conjoncture actuelle, à vous rassurer en vous promettant que mes jeux de mots vont passer de deux à trois Euros. Après tout, il n'y a pas de fatalités! J'entends d'ici que toutes les cloches... de la bourse sonnent, sonnent, sonnent!
Je pense avoir tout dit mais de vous à moi, c'est surtout que j'ai hâte de reprendre l'histoire en cours, espérant de tout mon feu, euh, v½u, avoir été clair.>>
...
L'âne Imal:<<-Oui, j'espère de tout mon feu, euh, v½u, avoir été clair. Je me retire de ce pas et ne vous dérangez pas, mon vieux, je connais la sortie! dit-il quand soudain, deux indiens nus entrent dans la ville, euh, je veux dire: quand soudain, deux individus entrent dans le bureau:
Bourgvilain:-Fandemas est là, chef!!! dit-il le journal en main tandis que son compère mange une banane.
De Vines:-Quoi? "lalalalala..." chante-t-il en dansant gaiement quand brusquement son regard s'arrête sur l'âne Imal. Euh, et bien, j'en suis heureux pour vous mon vieil ami mais je n'en ai rien à faire!
Bourgvilain:-Rien à faire? Mais c'est l'affaire à passer, euh, l'affaire du siècle! L'affaire est enfin repassée, euh
De Vines:-Vous avez repassé votre chemise! Ce n'est pas trop tôt!
Bourgvilain:-Je vous dis que Fandemas est dans le journal! Tout le monde en parle dans le bar du coin, euh dans le coin!
De Vines:-Vous êtes complètement fous, euh, saouls tous les deux!
Coq'luche:-Si je peux me permettre, moi, je n'ai encore rien dit!
De Vines:-Vous! Circulez, y a rien à voir! Ou plutôt, finissez votre banane que je puisse vous présenter l'âne Imal!
Coq'luche:-L'âne Imal et pourquoi pas ...
De Vines:-Le poisson niais? Je sais! Vous n'êtes pas le premier sur le marché qui balance cette idée!
Coq'luche:-Oui, comment le savez-vous?
De Vines:-Vous commencez déjà à être "lourd"! Allez plutôt vous faire cuire un ½uf sur le "plat"!
Coq'luche:-Vous avez raison! Reprenons tout depuis le début! Disons: "deux heures moins le quart avant J.C."? Je plaisante! Salut ma poule! Moi, on me surnomme Coq'luche car je suis la coqueluche de mon village (et non pas: de mon poulailler!) et lui, c'est Bourgvilain comme un bourg vilain! Entre nous, je dois t'avouer que pour trouver des noms comme ça, l'auteur de cette histoire doit certainement être belge une foué! souffle-t-il à l'âne Imal dans le creux de l'oreille.
Bourgvilain:-Vous ne pouviez pas nous le dire avant, chef! Je comprends mieux pourquoi vous ne vouliez pas parler de ... mon pied!!! Faîtes attention où vous mettez les pieds, mille milliard de "sabots"!!!
De Vines:-Désolé! lui dit-il en retirant son pied sur ses pompes.
Bourgvilain:-Je dois t'avouer à mon tour qu'on m'a beaucoup parlé de toi, l'âne Imal!
L'âne Imal:-Merci mais je dois vous avouer également qu'on ne m'a jamais parlé de vous!
De Vines:-Puisque nous sommes dans les confidences, je suis bien heureux de vous voir réunis!
Bourgvilain:-Pour le pire ou le meilleur, ça, c'est une autre affaire... à repasser! (rires)
...
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# Posté le dimanche 10 mai 2009 13:24

Suite

...
Attention! Cette conversation n'est pas issue d'une sitcom. Les rires sont bien ceux de Bourgvilain et ne sont pas rajoutés pour prévenir le lecteur que c'est le moment précis pour rire et non à la phrase suivante. En tant que lecteurs et personnes libres 'morale-ment", vous pouvez donc à tout moment dans cette histoire, décider de rire.
Mais attention, à la condition que votre rire provoque l'éclatement de votre voisin de table ou de votre chien, si vous n'avez pas de voisin pour vous tenir compagnie (et non pas: l'étouffement de votre voisin!).
...
L'âne Imal:-Sans indiscrétion, c'est qui ce Fandemas dont vous parlez? demande-t-il en regardant l'affiche sur le mur "Avis de recherches: Fandemas".
De Vines:-Euh, c'est une faute de frappe! Il faut lire: "Fan de mas". Oui, nous recherchons un fan de mas pour publier un livre sur sa vie.
L'âne Imal:-Sa vie à lui?
De Vines:-Oui, sa vie à l'huile, euh sardine à lui, euh sa vie à lui ou à elle, tout dépend!
L'âne Imal:-Ça sent le poisson, votre histoire!
La secrétaire:-Une petite canette (féminin du canon sans doute?) pour fêter cette rencontre?
Bourgvilain:-Ma foi... de morue, ce n'est pas de refus!
Coq'luche:-Tiens, en parlant de fois, j'ai une petite blague: c'est l'histoire d'un âne une foué...
De Vines:-Vous nous la raconterez plus tard, mon vieux!
L'âne Imal:-Au fait, il a oublié de leur demander de frapper à la porte avant d'entrer, pense-t-il tout bas. C'est étrange!
...
Pendant ce temps-là, dans une foire heureuse:
Un marchand: <<-Une tranche! Vous avez dit une tranche? Comme c'est étrange! Vous auriez dit: orange et là, j'aurais pu vous faire "chanter", euh, vous arrêter car on nous a volé notre orange! Ce ne serait pas vous des pois, euh, des fois?>>
...
De Vines:-Bon, ce n'est pas le tout mais l'heure tourne et...
Bourgvilain:-Ma tête aussi! dit-il en buvant son verre.
L'âne Imal:-Ne me raccompagnez pas car je sais où se trouve "la porte"!
Coq'luche:-Ça tombe bien, j'ai deux mots à lui dire! Je trouve qu'il n'y a pas assez de sports à deux roues à la télé (et non pas: à deux balles et à deux euros!) Vous qui faîtes du vélo, vous n'êtes pas d'accord avec me?
Bourgvilain:-"Me... Michelle, ma belle sont les mots qui vont très bien ensemble..." chante-t-il.
L'âne Imal:-Je ne veux pas vous blesser mais je parlais de la porte, cet objet avec qui on entre et on sort.
De Vines:-Allez, bon voyage l'âne Imal!
Bourgvilain:-Je dirais même mieux: "A bon Tain, bon vin! A bon Tain l'Hermitage, bon voyage!" dit-il en jetant son verre vide par la fenêtre ouverte. (L'histoire ne dit pas si le verre atterrit dans la terre, plonge dans la mer ou se barre dans le bar du coin.)
La femme de ménage:-Dommage! J'aurais bien aimé ramasser les bouts de verres! dit-elle en se retirant de la scène (et non pas: en sautant dans la Seine!)
De vines:-Ouf! On l'a échappé belle! s'exclame-t-il alors que l'âne Imal s'est enfin décidé à partir.
Bourgvilain:-Je n'en suis pas si sûr car Fandemas a envoyé ce matin un communiqué à la presse. Lisez!
De Vines:-"L'avertissement de Fandemas: Moi-aussi, je me suis échappée et si tu ne me donnes pas tous tes louis d'or, une crise arrivera et la fin du monde, et non pas: la faim dans le monde car elle a déjà lieue!, débutera, ra, ra, ra... car je passe sous un tunnel! Et non pas: dans les égouts!">>
...
Pendant ce temps-là, toujours dans la séance "d'aides pour auteurs inconnus":
<<-Puis-je poser une question à l'auteur? demande un faux lecteur.
-Bien sûr! Mais avant, tu dois répéter notre slogan! lui dit le chef de cette séance.
-Volontiers! "Les livres se lisent jusqu'au bout, autrement le prix ne vaut pas le coup!". J'aimerais comprendre pourquoi "ra, ra, ra..." dans cet extrait? Je précise que je ne suis pas belge!
-C'est simple! Fandemas a écrit ce communiqué alors qu'il ou elle passait sous un tunnel. "Ra, ra, ra..." sont donc les échos, c'est logique!
-C'est idiot oui!>>
...

Alors que De Vines regarde à la fenêtre si quelqu'un écoute, il reprend:
<<-C'est le même message que tous les dirigeants ont reçu il y a quelques jours! Pour votre gouverne, je vous rappelle que j'ai reçu aussi une lettre anonyme avec un extrait du premier livre de cet âne Imal: "Dans ce sac, il y a des lingots d'or mais surtout ne le dîtes à personne!". Voilà pourquoi j'ai fait appel à l'âne Imal car il va remporter tous ses lingots d'or dans son sac durant son nouveau voyage. Fandemas voudra lui voler et nous n'aurons plus qu'à lui tendre un piège.
Bourgvilain:-Je n'y aurais pas pensé moi-même, chef! Mais qu'est-ce que viennent faire les dirigeants du football dans votre histoire?
De Vines:-Je parle ici des dirigeants du "Monde" et non pas d'une quelconque "Équipe" de football. Vous pigez?
Bourgvilain:-Nous pigeons! Tiens, en parlant de pigeons, sommes-nous bêtes? Ce sont des phrases codées! Fandemas vous lance un message! Les louis d'or alors que vous vous appelez Louis. Oui, il n'y a pas de doutes là-dessus: ce communiqué vous est personnellement adressé, chef!
De Vines:-Vous avez raison, c'est une affaire entre lui et Louis, enfin, je veux dire: entre lui et moi!
Bourgvilain:-Non! Pas lui mais elle car Fandemas est une femme!
De Vines:-Fandemas, une femme? Vous avez perdu la tête, mon vieux!
Bourgvilain:-"Oui, j'ai perdu la tête depuis que j'ai vu Paulette à bicyclette" (extrait de la chanson "oui, j'ai perdu la tête depuis que j'ai vu Paulette à bicyclette" de "Danny monte en...") chante-t-il. Elle a écrit "échappée" avec un "e" à la fin, vous voyez!
De Vines:-Fandemas, une femme!!! Il ne manquait plus que ça! On n'est pas sorti de l'auberge!
L'âne Imal:-ça tombe bien que vous parliez d'auberges car j'ai oublié de vous demander: pour dormir, je vais où le soir?
De Vines:-Vous auriez pu frapper avant d'entrer et puis non, au point où nous en sommes! C'est vous qui voyez mais je vous conseille de dormir à la belle étoile car vous pourriez apercevoir des étoiles filantes et faire des v½ux en même temps...
L'âne Imal:-... en "Somme"! Merci! Bon, ce coup-ci, je me re-re-retire pour de bon! dit-il en re-re-repartant.
Coq'luche:-Idiot à pattes!
De Vines:-Vous avez raison pour une fois! Et je me demande maintenant si j'ai bien fait de mettre ce schpountz sur notre chemin?
Bourgvilain:-Une chose est sûre, c'est que Fandemas est au courant pour votre "échappé", enfin pour votre "âne Imal"!
De Vines:-Oui, j'ai dû emmener ma biche au vétérinaire ce matin!
Bourgvilain:-Non, je parle pas ici de votre animal mais de "l'âne Imal" car le titre de son premier livre est: "L'échappée belle de mon tour... de Gaule", si j'ai bonne mémoire. Ce n'est donc pas un hasard si Fandemas a aussi employé le terme "échappée"!
De Vines:-Hasard! Vous avez dit "hasard"? Pourquoi n'y-ai-je pas pensé plus tôt? Vous allez prendre vos vélos et suivre l'âne Imal. Je veux savoir à la lettre tous ce qu'il va faire. De A jusqu'à Z et de Z jusqu'à A! Allez, au fourneau, euh, au boulot! Messieurs, vous avez du pain sur la planche!
Bourgvilain:-Je refuse! Vous ne m'aurez pas à la baguette comme ça!
De Vines:-C'est pourtant vous qui venez à l'instant de me donner cette idée!
Bourgvilain:-Mais oui, vous avez raison! Je ne suis pas si corniaud que j'en ai l'air! Dans ce cas, je n'ai plus le choix!
Coq'luche:-Et moi, tout le monde se moque de mon avis! dit-il alors qu'une sonnerie retentit.
De Vines:-Trop tard! C'est l'heure de la cessation d'activités! (et non pas: la récession!)
La secrétaire:-Une dernière goutte  pour la route?
De Vines:-Non, merci je ne bois jamais quand je conduis.
Coq'luche:-Vous m'emmenez car ce matin, pour venir en stop, je suis tombé sur un Crésus qui ne m'a même pas passé sa « salade de fruits, jolie, jolie, jolie » pendant qu'il roulait.
La femme de ménage:-Ha, quel beau métier nous faisons, nous les bonnes! s'exclame-t-elle en ouvrant la porte. On entend de ces histoires dans les entreprises mais heureusement, elles entrent par là et ressortent par là! Pour les aveugles, je veux dire ici: par les oreilles!
De Vines:-Bouclez-là! lui dit-il en refermant la porte derrière eux.

En entendant cela, Coq'luche se met à tousser. Était-il atteint de cette maladie très contagieuse, aujourd'hui surtout infantile, caractérisée par de violentes quintes de toux dont le paroxysme évoque le chant du coq et qu'on appelle: coqueluche?
La réponse est: Tintintintin! (musique de: Suspense)
Non! Son chef, De Vines, tellement intelligent, tellement fort, tellement grand, a deviné aussitôt pourquoi son collègue, Coq'luche tousse brusquement.

De Vines:-La ceinture bien sûr! Bouclez-là sinon, cela peut vous coûter chère! dit-il à la femme de ménage, syndicalisée.
...
Alors que pendant ce temps-là:
L'âne Imal:<<-Y a personne là dedans? demande-t-il après avoir frappé à la porte du bureau. Dommage! Pour une fois que j'avais frappé avant d'entrer! se dit-il. J'en étais sûr! La fenêtre est restée ouverte et le chauffage qui est encore allumé!>> soupire-t-il en quittant ce bureau sans rien avoir touché, au cas où "les experts" viendraient.
...
Je sais ce que vous vous dîtes, ce polar en main (et non pas: ce dollar en poche!) : <<-Le chauffage, un jour de Juin , c'est du jamais vu!>> Je vous réponds donc: <<-Bien joué! Vous avez deviné que cette histoire commence en Juin et que dehors, « y a le printemps qui chante ». Il y a donc toutes les raisons de penser que ...
... Quelque part, un gendarme est sur le qui-vif sur une route:

<<-Voiture mal rangée, cela mérite un PV!
Vélo sans lumières! Pas bon pour la sécurité routière!
Vous roulez nu sous la lune, je vous file une prune!
Vous êtes passé au rouge, allez hop, j'en rajoute une couche!
Vous voyez des éléphants, moi, je vous fais une prise de sang!...
Vous voyez, ce n'est pas bien compliqué!
Si vous voulez me remplacer, il va falloir vous imposer! lui dit le gendarme.
-Oui, je connais bien la tactique du gendarme, lui dit alors le radar (enfin, il faut imaginer!)
mais il faut que je vous alarme!
Si avant, un gendarme devait avoir de très bons pieds,
si avant, il lui fallait aussi de la sagacité,
Aujourd'hui, plus besoin d'arrêter les gens!
Tout se fait automatique-tiquement!

L'automatique clic tique du radar
C'est de bien imposer
sans rien laisser passer!
L'automatique clic tique du radar
C'est de bien opérer
pour le compte de la santé!

Il y a les radars timides
signalés par des appels de phare.
Il y a les radars solides
laissés sur le bord d'un trottoir.
Il y a les radars liquides
pour les radeaux non immatriculés.
Il y a les radars pollués
pour les "gaz-rançons" échappés.
Il y a les radars abandonnés
qui ne font pas de bonnes journées.
Et il y a les radars mérités
qui ne voient pas le temps passé
bien contents que tout se fait automatique-tiquement!

Quand y en a qui me dise
que le radar est aux limaces
ce qu'elles sont aux pommes de terre, (c'est un belge qui me l'a soufflé! Je ne sais pas si il a soufflé dans le ballon après!)
moi je pique ma crise
et je leur dit bien en face,
et non pas: bien par derrière,
que je ne suis pas là pour remplir mes poches
mais pour que vous vivez avec vos proches
de grands moments sympathiques
sur les jolies aires de pique-nique.

Excès de vitesse! Pas de souplesses!
Pour sauver petits et grands,
finis les avertissements!
Si je veux veiller sur tout le monde
moi, je n'ai pas besoin de faire des rondes,
j'ouvre l'½il et puis j'attends!
Tout se fait automatique-tiquement!

Y en a qui sont contre, y en a qui sont pour!
Y en a qui y pensent en regardant leur montre
pendant qu'ils font ... tac-tac, boum-boum (pendant que la montre fait tic tac!)
Moi, je fais ce qu'on me dit de faire
comme au service militaire!
...
Oui, comme je le disais, il y a donc toutes les raisons de penser que le chauffage n'était pas allumé et que l'âne Imal avait le visage rubicond! Ce qui expliquerait pourquoi il avait chaud!>>
Et maintenant, je sais ce que vous me répondez: <<En même temps, qui te dis que ce bureau se situe en France? Cette histoire a peut-être lieue dans le pôle Nord? Ou bien encore: l'auteur a peut-être été délocalisé en Chine vu que les Chinois, en majorité, adorent "riz-re"?>> Alors moi, je vous réponds aussitôt tel un tennisman prêt à renvoyer la balle: <<-Pendant que je vous parlais, « cré-mué, cré-mué pas », j'ai complètement oublié que "quéqu'part en Alaska, y a un phoque qui attend toujours sa blonde!">>
A plus y réfléchir, j'aurais dû simplement vous rappeler que ce n'est qu'une histoire parmi tant d'autres et chauffage ou non, dans une histoire, les auteurs peuvent heureusement se permettre de tout dramatiser.
...
Pour redescendre, l'âne Imal préfère prendre les escaliers, histoire de faire un peu d'efforts physiques. A vrai dire, c'est parce qu'il a peur de rester enfermé dans l'ascenseur et de ne plus pouvoir partir à la mission qu'on lui a personnellement adressé.
En entendant les pas de l'âne Imal, la secrétaire se met à courir. Allait-elle lui sauter dessus telle une lionne enragée? Allait-elle lui faire "le coup de la panne" et éteindre la lumière pour voir ce qu'il ferait dans le noire, seul dans l'immeuble avec sa proie?
La réponse est: Tintintintin! (musique de: Suspense, le retour)
Non! L'âne Imal, tellement rêveur, tellement pensif, tellement "con-centré" dans ces objectifs, comprend trop tard pourquoi la secrétaire s'était mise soudainement à courir.
Boum bada boum!
La secrétaire:<<-Attention à la marche! crie-t-elle en haut. Ça roule toujours?
L'âne Imal:-Oui, je suis juste un peu déboussolé! Merci quand même!>>
A peine avait-il le temps de se remettre de ses émotions que la sonnerie retentit à la porte d'entrée et que des personnes extérieures, à faire peur le "Grand méchant loup", soufflaient... Enfin, là, c'est la porte de sortie vu que l'âne Imal s'apprête à sortir tout de suite du commissariat ou de la "fausse" maison d'édition. C'est d'une logique!
L'âne Imal, probablement au risque de sa vie, sort et se jette dans l'arène.
Le "Grand méchant loup" n'est autre que des journalistes qui attendent un quelconque inspecteur pour pouvoir lui poser des questions.
L'âne Imal, bête et gentil, pense donc qu'ils sont là pour prendre des photos avant son départ (et non pas: pour prendre le pot offert avant son départ!).

Boulevard P.:<<-Question de Alain de Laon: Qui a dit: "Après ce film-là, "il" arrête d'aller au cinéma"?
L'âne Imal:-Jules César! Autre question?
Coin Coin:-Je suis journaliste du canard enchaîné coin, euh point. Que pensez-vous du retour de Fandemas alors que "Le monde" l'avait presque oublié coin, euh point d'interrogation? Sa cause est-elle justifiée
L'âne Imal:-Point d'interrogation?
Coin Coin:-Vous n'avez donc pas d'avis?
L'âne Imal:-Des habits? Si si, vous auriez dû me prévenir avant aussi et je me serai mis sur mon 31. Non, je plaisante! Personnellement, je ne suis pas contre!
Coin Coin:-Vous pensez alors que Fandemas a raison de faire chanter le monde entier en demandant de l'argent ou sinon, la fin arrivera?
L'âne Imal:-Je savais que ce fan de mas écrivait mais pas qu'il chantait aussi. Après tout, tout travail mérite salaire et chanter, c'est tellement un beau métier! Et puis, il faut bien manger. "La faim justifie les moyens", comme on dit!
Coin Coin:-Il va sortir un "bou-coin", euh, un bouquin, c'est un scoop, vous êtes sûr?
L'âne Imal:-C'est ce que j'ai compris, oui, mais j'imagine que ça doit rester secret pour l'instant! Et puis, vous m'embêtez avec vos questions, c'est un interrogatoire ou quoi?
Coin Coin:-Un interrogatoire!!! Vous avez de l'humour, vous! se marre-t-il devant le commissariat.
L'âne Imal:-Je dois me reposer avant mon départ.
Coin Coin:-Vous partez! Où ça?
L'âne Imal:-Mon tour commence à la statue de la Liberté.
Coin Coin:-Vous allez à New-York. Je n'ai qu'un coup de "téléphone" à passer et je vais avec toi.
Les autres journalistes:-Nous aussi!
L'âne Imal:-Je pars à vélo.
Coin Coin:-Bon, ce n'est pas tous ça mais je viens de me souvenir que j'ai un autre reportage à réaliser. Bonne route!
Boulevard P.:-Moi, je commence à avoir "la grosse tête"! Il est tout juste 18 heures, à vous les studios!
L'âne Imal:-Et moi, je rends l'antenne!>> dit-il devant les caméras de télévisions.
...
Et pendant ce temps-là, De Vines et ses deux compères roulent tranquillement dans leur soucoupe, euh, leur voiture avec l'auto-radio allumé:
Pépé, le plus ancien des journalistes:-Flash spécial! Après Fandemas le maître chanteur, voici Fandemas l'écrivain qui vient peut-être d'ailleurs! Et non pas: Fandemas l'écrivailleur (écrivain médiocre)! En effet, nous venons d'apprendre à l'instant, de sources sûres, que Fandemas va sortir un livre. J'en connais plusieurs qui vont clouer leur bec après ça! Voici justement leur liste...
De Vines:-Vous avez entendu? Fandemas va publier un livre, voilà autre chose! Vous aviez raison, mon vieil ami: Fandemas ne peut être qu'une femme pour avoir le temps d'écrire un livre. Je me demande d'ailleurs quel est l'imbécile qui lui a donné une idée pareille?
Pépé:-Un nouveau flash spécial: On me dit de vous dire mot pour mot ce que je vais entendre à l'oreillette. "Allez-y!"... Tu es viré!
De Vines:-Moi, viré? Je ne vais pas me laisser faire, croyez-moi!
Alési:-Moi, viré? Vous avez intérêt à courir vite! dit-il alors qu'il écoute la radio au volant de sa formule un.
Pépé:-Je pars la tête haute. "Adieu l'amour! Adieu toutes les femmes..." chante-t-il la main sur le c½ur.
De Vines:-Ouf, c'est lui qui s'est fait licencier et non, moi! Il en a de la chance car il va pouvoir commencer une nouvelle vie.
Coq'luche:-Idiot à pattes!
De Vines:-Comment? Je vous dispense de vos commentaires à tous les deux!
Alési:-Ouf, mon c½ur battait à 300 kilomètres/heure.
Quand soudain, le téléphone du chef se met à vibrer:
De Vines:-Oui, qu'est-ce que c'est? Oh, monsieur le Pré... Pré...
Coq'luche:-Monsieur le Préfet?
De Vines:-Monsieur le Président, que me vaut cette honneur?... Oui, j'ai écouté la radio... Bien sûr monsieur le Président, c'est comme si c'était fait! Je compte sur vous, euh, je veux dire: vous pouvez compter sur moi. J'ai mis mes deux meilleurs hommes sur ce coup.
Bourgvilain:-Vous voyez, cher compère, au fond, notre chef est un brave homme!
De Vines:-Vous pouvez dormir sur vos deux oreilles, monsieur le Président. Le dossier sur "Edwige" sera bientôt classé... Pour Fandemas? Euh, ça roule! Recevez, monsieur le Président, mes salutations distinguées et passez le bonjour de ma part à votre biche, euh, à votre dame! termine-t-il en raccrochant très vite.
Bourgvilain:-L'erreur est humaine, cher compère! dit-il à Coq'luche.
De Vines:-Allez dormir mais avant, n'oubliez pas de regonfler vos vélos pour être prêt pour le départ!>> leur dit-il après les avoir déposé devant leur hôtel.
...
Bourgvilain:<<-Le chef, il commence à me les gonfler! dit-il à son compère dans leur chambre.
Coq'luche:-Oui, si vous voulez mon avis...
Bourgvilain:-Euh, plus tard car j'ai regardé la météo et mon petit doigt me dit que c'est pour demain! Je tiens ce soir à profiter de mes dernières heures dans un lit bien au chaud. Bonne nuit! lui dit-il en éteignant la lumière.
Coq'luche:-Que l'aventure, et non pas: "l'aventura"!, commence enfin! Bonne nuit ma poule!>>
...
Dans la nuit du 5 au 6 Juin:

Par quoi commencer? Ou plutôt, par quoi recommencer? Quel plaisir de reprendre ma plume pour tenir un second journal de bord'L comme Liberté qui me suivra tout au long de ma nouvelle aventure à vélo! Je ne pars ni par défi ni par courage mais simplement par envie de liberté. En vérité, depuis que je suis revenu de "mon échappée belle", je n'ai cessé de penser à repartir. J'ai dans ma tête des rêves de vagabonds, de films d'aventures et de rencontres improbables. Il faut croire que je suis resté "qu'un gamin qui aurait grandi trop vite" mais j'en suis fier. Ma vie est peut-être parfois d'un banal total mais après tout, je suis comme tout le monde. Nous avons tous des rêves, des idées et des projets. Moi, j'aime écrire. Et puis, j'ai d'autres projets que partir à vélo.
Le vélo justement? Je ne vais pas y aller par quatre chemins car je n'y connais rien!
J'ai beau déjà avoir parcouru un peu la France avec ce deux roues, n'étant pas bricoleur, je mettrais par exemple "24 heures chrono" à réparer une chambre à aire crevée. J'assume totalement le fait d'être un grand rêveur, un grand schpountz (et non pas: un grand stroumpf!)... et j'en passe et des meilleurs! Et pourtant, je ne pense pas n'être "ni bon à rien ni mauvais en tout" car je sais intérieurement que j'ai d'autres qualités. Les énumérer serait trop long et je n'ai pas envie d'être "fier comme Artaban".
Être franc! Je vais essayer de l'être le plus possible dans ce journal. Ce sera difficile car je suis un véritable menteur professionnel dans ma vie de tous les jours. De là à penser en me rasant que la politique est mon avenir, je n'oserai pas! Le plus dur, ce n'est pas de mentir aux autres, non, c'est de se mentir à soi-même. Et c'est pourquoi, tant de gens, j'imagine, prennent des pauses pour faire le point sur leur vie et pour méditer... en Méditerranée par exemple. A moins tout simplement que c'est pour se reposer, passer du bon temps, partir en terre inconnue et rencontrer d'autres personnes que ses amis et sa propre famille. (Je ne dis pas ça pour moi mais partir devient encore plus nécessaire si vous n'avez pas d'amis et si vous avez une "salle famille avec une salle bonne femme, un salle bonhomme et un salle petit bonhomme"!)
J'aime aussi l'humour. Non pas pour oublier mes cicatrices mais simplement car rire est bon pour le moral! C'est aussi un "formi-formi-formi-formidable" moyen d'expression! Désolé si je n'explique pas ce point de vue mais je n'ai pas étudié la philosophie! Et en règle générale, je suis incapable de dire une phrase sans aller au bout de ma pensée ou sans bafouiller.
Je suis comme je suis. Ni bête ni homme intelligent (et non pas: mi-bête mi-homme!) mais c'est vrai qu'avec ma naïveté, un beau parleur arriverait "sans aucun doute" à me faire croire qu'un jour, les poules auront des dents.
...

-<<Salut ma poule! Je ne te dérange pas? demande Coq'luche après avoir pénétré par la fenêtre ouverte de la chambre de l'âne Imal.
-Je te salue mon coq! Sois le bienvenu chez moi mais je m'attendais plutôt à voir surgir "le chevalier blanc", tu sais: "celui qui va et qui vole au secours d'innocents ... De chacun, il est respecté, du paysan au chevalier..." (extrait du film "Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine!" de Coluche) chante l'âne Imal.
-Oui et bien, tu ne peux pas "avoir l'Alsace et la Lorraine" comme on dit. J'ai un message secret pour toi: "Les poules ont des dents".
-Tu me prends pour un âne ou quoi?
-Je t'assure! Regardes, ma langue est en sang! C'est ma poule qui m'a mordue avec ses dents!
-Alors, on m'aurait menti?
-Oui mais à l'insu de notre plein gré! Et non pas: de notre pain au blé! Ce qui ne veut rien dire du tout! Nous ne voulions pas t'effrayer mais les poules ont vraiment des dents! Regardes encore!
-Ha!!!>> crie l'âne Imal en refermant la fenêtre. (Inutile de dire que Coq'luche a prit avant son envol comme un coq par cette fenêtre. Oui, c'est inutile!)
...
Bourgvilain:<<-Désolé cher compère! J'ai retiré l'échelle car j'ai cru qu'une patrouille de gendarmes arrivait mais c'était le chef avec sa soucoupe, euh, sa voiture! Encore heureux! Des gendarmes qui arrêtent des inspecteurs en "tentative de vol", avec ça, nous aurions fait la une des gros titres dans "le Monde" entier.
Coq'luche:-"Nencore nheureux"! lui dit-il le nez cassé.
De Vines:-Alors? Mon plan a marché?
Bourgvilain:-Ce que je sais, c'est que vous marchez sur mon pied! Ça fait deux fois que vous me faîtes ce coup-là!
Coq'luche:-Comme sur des "n"oulettes, chef! dit-il en essuyant le ketchup sur ses lèvres.
De Vines:-Voulez-vous que j'appelle les pompiers pour votre nez? En même temps, ils retrouveront leur "courte-échelle". Non, je plaisante! Tâchez de ne pas perdre de vue l'âne Imal! Et non pas: le perdre de nez! On se comprend? Let's go my général! dit-il en repartant seul en soucoupe, euh, en voiture.
Bourgvilain:-Let's go my général! répète-t-il une fois que leur chef se trouve assez loin pour qu'il n'entende pas. En attendant, ce n'est pas lui qui va pédaler!>> souffle-t-il à son compère sur leur vélo tandis que la Lune semble se moquer du nez devenu rouge de Coq'luche.
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# Posté le vendredi 22 mai 2009 09:21